80 %. C’est la proportion de Malgaches qui ont recours à la médecine traditionnelle au quotidien. Un chiffre qui illustre le poids de cette pratique dans les habitudes de santé de la population et qui conforte sa place aux côtés de la médecine moderne.
Cette donnée a été mise en avant à l’occasion de la célébration de la Journée africaine de la médecine traditionnelle, organisée hier au Plan Anosy. La cérémonie a été ouverte par le Directeur général chargé des Services de santé, Dr Jean Marc Tombofeno Vagnono Jorondraza, représentant la ministre de la Santé publique.
Avec une population qui privilégie largement les solutions issues des savoirs ancestraux, la médecine traditionnelle apparaît comme un maillon incontournable du paysage sanitaire malgache. Sa proximité avec les communautés constitue l’un des principaux facteurs expliquant son utilisation au quotidien.
Un enjeu sanitaire
Au-delà de ce taux, l’événement a également mis en lumière la volonté d’établir davantage de passerelles entre savoirs traditionnels, données probantes et pratiques de santé. L’objectif est de mieux intégrer la médecine traditionnelle dans une approche complémentaire de la prévention et de la prise en charge des maladies
Dix stands ont par ailleurs pris part à la célébration, présentant des produits de la médecine traditionnelle ainsi que des médicaments élaborés à partir de substances naturelles. Plusieurs acteurs du secteur, dont l’IMRA, Pharmalagasy, Homeopharma et différentes associations de tradipraticiens, ont participé à l’exposition.
Cette reconnaissance institutionnelle s’appuie notamment sur la Direction de la pharmacie, des Laboratoires et de la Médecine traditionnelle (DPLMT). Pour les autorités, l’enjeu est désormais de préserver ce patrimoine de connaissances tout en favorisant son développement et sa complémentarité avec la médecine moderne.
Fahranarison




