Ce n’est jamais facile

Les salons dédiés aux nouveaux bacheliers se suivent et se ressemblent. Il s’agit, avant tout, de permettre à ces jeunes diplomés de faire le bon choix en ce qui concerne les études supérieures qu’ils vont poursuivre. Du moins, pour ceux qui vont le faire parce que certains vont se décider à entrer directement dans la vie professionnelle.
Pendant ces salons, chaque établissement d’enseignement supérieur, s’efforce de « se vendre » au maximum pour attirer le plus d’étudiants. Pour ce faire, certains n’hésitent pas à user d’artifices fallacieux, ce qui, dans de nombreux cas, les amène à tomber dans la publicité mensongère.
Heureusement, le ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique a déjà engagé une purge des établissements d’enseignement supérieur privés qui, il faut le reconnaître, dispensent des formations bien en deçà des standards académiques requis. Ceci a permis en quelque sorte de séparer le bon grain de l’ivraie. En conséquence, ce sont les nouveaux bacheliers qui profiteront les premiers de ce filtre, réduisant ainsi, autant que faire se peut, les erreurs dans leur choix. Et ce ne sont pas les options qui manquent.
Pourtant, ces salons sont censés aider concrètement les nouveaux bacheliers à se projeter dans le futur en leur offrant l’occasion de penser à ce qu’ils veulent devenir plus tard. Quelles carrières vont-ils embrasser ? Comment y arriver ? On voit bien que cette étape est véritablement fondamentale pour eux.
Mais pour faire le bon choix, il faut prendre en compte plusieurs facteurs. Tout d’abord, le facteur temps : a-t-on le temps nécessaire pour aller jusqu’au bout ? Bien évidemment, cela dépend de l’âge de l’intéressé, mais toujours est-il qu’il y a d’autres facteurs à considérer tels qu’un mariage en vue ou la naissance prochaine d’un enfant ….
Ensuite, il y a les moyens financiers : dispose-t-on des ressources suffisantes pour aller jusqu’au bout ? Autrement, on va se perdre à mi-chemin. D’autant plus que les frais de scolarité enregistrent une hausse sensible ces dernières années. Il faut savoir que dans la vie, tout se paye. Il faut avoir les moyens de ses ambitions.
Parmi les facteurs déterminants, on peut aussi citer le cursus et la capacité intellectuelle de chacun. Il ne faut pas croire qu’on peut faire tout ce qu’on veut : il y a des limites et la volonté seule ne suffit pas. Autrement dit, il faut bien se connaître et cela sans la moindre complaisance.
Ce que chacun des nouveaux bacheliers doit se mettre en tête, c’est que toute sa vie à venir dépend de son choix actuel, car il est difficile de faire un retour en arrière. Effectivement, dans la vie, il arrive toujours un moment où l’on doit faire un choix. Et ce n’est jamais facile.

Ranaivo Lala Honoré

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