Rentrée scolaire et embouteillage: les bouchons exacerbés par la réhabilitation des routes

Chaque année à l’approche de la rentrée scolaire, les embouteillages sur les routes nationales font rage. Certains conducteurs, qui se croient plus malins que les autres, tentent de doubler les véhicules devant eux, mais cela ne fait qu’aggraver la situation, sans compter les accidents et les pannes techniques. Mais en premier lieu, la réhabilitation des routes perturbe fortement le trafic car, sur certains axes habituellement à deux voies, les responsables sur place procèdent à une circulation alternée.
Sur la RN2, la réhabilitation, entamée en 2024, n’est pas près de se terminer. Or ces derniers temps, à l’approche de la rentrée scolaire, les vacanciers regagnent la capitale en empruntant cet axe. Par conséquent, le nombre de véhicules qui y circulent augmente, provoquant ainsi des embouteillages monstres presque chaque jour.
Parmi les faits récents, des automobilistes ayant quitté Ambatondrazaka di­manche soir se sont plaints d’être encore à Mandraka le lendemain vers 8 heures, la file s’étant étalée sur une dizaine de kilomètres. Il faut pourtant s’armer de patience car c’est un mal nécessaire pour avoir des routes neuves.
Amplifié par les pannes techniques et les accidents de la circulation impliquant des transporteurs de marchandises, le bouchon s’allonge considérablement. Ainsi, selon un rapport de la police, mardi, un camion est tombé en panne à Ampitatafika sur la RN1, vers 15 h 30. La route a été totalement coupée pendant environ 2 h 30, notamment sur la portion Ampitatafika-Anosizato. Cet axe est pourtant réputé pour ses embouteillages récurrents, ce qui justifie le projet Fly Over. Le poste de police avancé de Loharanombato a envoyé ses éléments pour réguler la circulation, tout en retirant les papiers du poids lourd.
Du reste, lors de son déplacement à Manandriana, dans la région Amoron’i Mania, le 5 septembre, le président de la Refondation de la République, le colonel Michaël Randria­nirina, a donné des consignes fermes aux entreprises chargées de la réhabilitation des routes. «Je ne cautionne ni les travaux mal faits ni le détournement des fonds publics»,
a-t-il déclaré. Les sociétés concernées sont ainsi tenues de faire tout leur possible pour assurer le respect des normes, ce qui explique aussi le retard dans la réhabilitation des routes.

LR

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