Le « Projet d’alimentation scolaire basée sur les achats locaux », au profit de 11.000 élèves répartis dans 29 établissements scolaires de la région Itasy, a été officiellement lancé hier à l’EPP d’Ambohidranomanga Ambatomirahavavy.
Cette initiative du Programme alimentaire mondial (Pam) et de la Lions Clubs International Foundation (LCIF), financée à hauteur d’environ un million de dollars, soit près de 4,6 milliards d’ariary, vise à alléger les charges parentales et à favoriser la concentration des élèves sur leurs études. Elle est menée en collaboration avec les clubs et membres Lions du district 417.
« Cette approche multisectorielle améliore la nutrition des enfants, soutient les petits exploitants et renforce la durabilité ainsi que l’appropriation du programme par les populations », a indiqué le Pam. Sa représentante à Madagascar, Tania Goossens, estime que l’alimentation scolaire à base de produits locaux « réunit la nutrition, l’éducation et la résilience en une seule plateforme ». Vingt-cinq petits producteurs bénéficient ainsi du soutien du Pam pour approvisionner les écoles.
A l’EPP d’Ambohidranomanga, 502 ariary par élève et par jour sont consacrés à l’achat de produits locaux destinés à compléter les repas scolaires. La Feffi, association regroupant parents, enseignants et membres de la communauté, gère la caisse et assure la distribution quotidienne. Les parents ne paient pas la cantine durant les jours d’école.
Une bouffée d’oxygène
Mis en œuvre durant l’année scolaire 2026-2027, ce projet constitue une phase pilote de la collaboration entre le Pam et la LCIF. À Madagascar, le modèle d’alimentation scolaire basé sur les achats locaux soutient déjà 243.000 enfants dans 673 écoles des régions du Sud, du Sud-est et des Hauts Plateaux.
L’EPP d’Ambohidranomanga, qui avait déjà bénéficié d’une cantine scolaire sponsorisée en 2016 avant l’arrêt du projet, devrait particulièrement en profiter. Depuis, les parents assuraient eux-mêmes le fonctionnement de la cantine, alors que la plupart des élèves habitent loin de l’établissement.
« Parmi les dix membres du personnel, seuls trois sont fonctionnaires. Les parents d’élèves doivent alors payer le salaire des sept autres qui assurent l’éducation des 295 élèves, du préscolaire à la 7e », a expliqué la directrice, Beby Emma Ravaoarisoa. Malgré ces difficultés, 99 % des candidats de l’établissement ont obtenu le CEPE lors de la dernière session.
Sera R. /LR




