Le procureur de la République près le Tribunal de première instance d’Antananarivo, Narindra Navalona Rakotoniaina et le directeur régional de l’administration pénitentiaire, Olivier Ranaivoson, ont donné plus de détails sur le projet d’évasion déjoué du colonel Patrick et la tentative d’incendie visant la prison de Tsiafahy, hier à Anosy. Outre les sept personnes arrêtées déjà présentées au parquet, d’autres soupçonnés d’être impliqués dans cette affaire, font l’objet d’un avis de recherche.
Selon les enquêteurs, deux plans d’évasion auraient été élaborés. La première consistait à incendier et faire exploser la prison de Tsiafahy, afin de permettre au colonel Patrick de s’évader. Plusieurs personnes auraient participé à la préparation de cette opération. Le procureur a notamment cité Léon Baby Cynthia Ralibera, qui réside à l’étranger. Pour y parvenir, elle aurait recherché des financements d’un montant de 4 000 euros. Des personnes ont également prévu d’accueillir le colonel Patrick après son éventuelle évasion.
Quant au deuxième projet, il s’agit de falsifier les analyses médicales du colonel Patrick, avec l’intervention d’un médecin en contact avec le détenu. Il aurait notamment conseillé au colonel Patrick de consommer beaucoup de sucre avant le prélèvement.
Les enquêteurs ont notamment retrouvé un téléphone portable dans la cellule du colonel Patrick. L’analyse de l’appareil aurait permis de découvrir des messages codés et des enregistrements audios contenant des conversations avec plusieurs personnes
Sept personnes devant la justice
D’après les responsables, sept personnes soupçonnées d’être impliquées dans cette affaire ont été présentées au parquet le 8 septembre 2026, dont le médecin présumé complice, placé en détention provisoire dans l’attente de son procès.
D’autres suspects sont toujours recherchés. La Justice a émis des mandats d’arrêt contre eux. Les personnes mises en cause sont notamment poursuivies pour tentative d’incendie de la prison, tentative d’évasion, association de malfaiteurs et complicité.
Les mesures de sécurité à la prison avaient été renforcées dès le 23 août 2026, après la découverte de ce projet. L’enquête se poursuit.
N.A




