Nouvelles séries L, S et OSE: les établissements catholiquesémettent des réserves

La suppression des séries A1, A2, C et D,pour faire place aux séries L, S et OSE, suscite des réserves dans l’enseignement catholique. La Direction nationale de l’enseignement catholique (Dinec) appelle à une mise en œuvre progressive, estimant que les conditions ne sont pas encore réunies pour appliquer pleinement le nouveau système dans les lycées catholiques.

«Il n’y a pas eu lieu de prendre une décision hâtive», déplore le père Jules Ranaivoson, secrétaire général de la Dinec. Selon lui, la réforme aurait dû être menée par étapes successives, en commençant par la classe de Seconde, avant de s’étendre aux classes de Première et de Terminale.

Dans les lycées catholiques, les trois nouvelles séries, Littéraire (L), Scientifique (S) et Organisation, Société et Economie (OSE), ne sont pas encore pleinement mises en place. Les contenus des programmes nécessitent encore des ajustements, les modules de formation ne sont pas encore parvenus aux établissements, et le nombre d’enseignants formés aux nouvelles sériesreste insuffisant.

Une transition qui demande du temps

La Dinec souligne également que des formations destinées aux enseignants devraient être initiées. Le ministère de l’Education nationale (Men) devrait accorder une attention particulière à cet aspect afin de préparer les enseignants à la mise en œuvre des trois nouvelles séries et d’éviter des difficultés dans leur application.

Pour l’enseignement catholique, ces conditions justifient une transition progressive. L’objectif est de permettre aux établissements, aux enseignants et aux élèves de s’adapter au nouveau système sans précipitation.

La Dinec ouverte au dialogue

Malgré ses réserves, la Dinec se dit prête à participer aux concertations autour de cette réforme. Elle affirme également avancer aux côtés de la Fédération des établissements scolaires privés de Madagascar. L’avis de la Conférence des évêques impliquée dans le domaine de l’éducation devra également être pris en compte, souligne le père Jules Ranaivoson.

Une rencontre entre les deux ministères concernés, celui de l’Education nationale et celui de l’Enseignement supérieur, ainsi que les établissements privés, est prévue ce jour afin d’échanger sur la mise en œuvre de la nouvelle mesure.

Rakoto

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