Conduite par Khamal Clayton, chargé de mission principal des politiques de l’EITI, une délégation du Secrétariat international de l’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives (Eiti) achève ce jour une mission de cinq jours à Madagascar du 7 au 11 septembre. « Il ne s’agit pas d’une une mission d’évaluation de Madagascar », précise Papa Alioune Badara Paye, directeur pays pour Madagascar. Il s’agissait plutôt de vérifier si « les conditions restent réunies » relatives à la participation de la société civile et la mise en œuvre.
A cette occasion, les émissaires ont rencontré le Premier ministre et le ministre des Mines, champion national de l’Eiti. Ils ont aussi consulté la société civile, les entreprises extractives, le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale.
« La norme Eiti, c’est une norme de bonne gouvernance des industries extractives », explique Papa Alioune Badara Paye. Elle couvre les mines, le pétrole et le gaz. Selon lui, l’objectif de la mission était de « suivre cette situation de vigilance accrue sous laquelle Madagascar a été placée ». Le Conseil d’administration de l’EIT avait pris cette décision en novembre 2025. Et il a chargé le Secrétariat de suivre étroitement les progrès du pays.
Trois volets sous surveillance
Trois aspects ont fait l’objet d’une surveillance accrue. D’abord, l’environnement dans lequel évoluent les entreprises extractives. Ensuite, l’espace réservée à la participation de la société civile. Enfin, l’avancement concret de la mise en œuvre de cette norme mondiale. « Nous pouvons dire déjà que l’Eiti Madagascar travaille sur ses rapports normalement », affirme Solofo Rakotosehono, conseiller Afrique Francophone le conseiller. Le rapport 2024-2025 doit paraître en fin d’année. La reprise des permis miniers au Bureau du cadastre minier de Madagascar, figure aussi parmi les dossiers suivis. Et le Secrétariat doit maintenant rendre compte au Conseil d’administration de l’Eiti
Arh.




