Lors de sa rencontre avec la diaspora malgache en Belgique, hier à Bruxelles, le colonel Michaël Randrianirina a répondu aux critiques de ses détracteurs, sur sa politique étrangère « tous azimuts », non aligné et ouvert tous. Il a laissé entendre que « Madagascar ne recevra pas d’ordres d’aucun pays ».
Dans un contexte géopolitique tendu et troublé, marqué par des conflits, faisant émerger un nouveau clivage mondial, le régime de la Refondation a décidé de ne pas prendre position. Au contraire, il affirme son intention de nouer des solides relations bilatérales et diversifier les partenariats internationaux avec les pays disposés à coopérer avec Madagascar dans un intérêt réciproque.
Devant la diaspora malgache, le colonel Michaël Randrianirina a défendu cette approche diplomatique au service du développement. D’ailleurs, les échanges avec la diaspora malgache en Belgique, ont notamment porté sur la politique étrangère de Madagascar, en particulier le partenariat avec l’Union européenne et la Russie. Et questionné au sujet de la coopération avec Moscou, le chef de l’Etat a défendu une politique étrangère ouverte à l’ensemble des partenaires susceptibles d’accompagner Madagascar dans son développement.
« Madagascar prône un politique d’ouverture à tous, afin d’établir une coopération mutuellement bénéfique », a-t-il affirmé.
Pour autant, selon le président de la Refondation, cette ouverture ne signifie pas que Madagascar entend privilégier un partenaire au détriment d’un autre. Le président a rappelé l’importance de la relation avec l’Union européenne, premier partenaire commercial de Madagascar, qui propose des financements non-remboursables.
En même temps, il a également confirmé la poursuite de la coopération avec la Russie, notamment dans le domaine de la sécurité. Moscou fournit notamment des équipements et assure des formations destinées aux forces malgaches engagées dans la lutte contre les « dahalo ».
« Non-ingérence dans les affaires internes »
Malgré cette politique «Tous azimuts», Madagascar entend préserver sa souveraineté. «Aucun État étranger, quelle que soit sa puissance, ne pourra imposer des directives à Madagascar ni intervenir dans la conduite des affaires nationales», a fait savoir Michaël Randrianirina, sur un ton ferme.
«Le gouvernement de la Refondation n’acceptera jamais qu’un quelconque pays lui donne des ordres dans la gestion des affaires de l’État malgache ou s’immisce dans les affaires internes de Madagascar», a-t-il martelé.
Pour le président de la Refondation, la coopération avec les puissances étrangères doit motiver par des intérêts nationaux, sur la base du respect de la souveraineté qui «doit être préservée comme la prunelle de nos yeux», a-t-il insisté.
Cette rencontre avec la diaspora a également permis d’aborder des sujets liés à la vie des ressortissants malgaches en Belgique, notamment les passeports et à leur contribution au développement de Madagascar. Dans cette optique, le projet relatif à la création d’une plateforme des investissements de la diaspora a été présenté comme un outil destiné à mieux accompagner les fonds alloués à Madagascar. La rencontre s’est achevée par une prière pour Madagascar et le peuple malgache.
N.A




