Près de 20 % des enfants de moins de cinq ans à Madagascar ne disposent pas d’acte d’état civil, selon l’enquête MICS 2025 de l’Instat, avec l’appui de l’Unicef. Le constat est au cœur de la Journée nationale de l’identité 2026, lancée hier à l’hôtel Carlton Anosy par le ministère de l’Intérieur et de la Décentralisation.
« Notre défi est de faire en sorte que tous les citoyens puissent disposer d’une identité et de documents d’état civil », a déclaré le ministre Velonjara Tiaray Rakotonandrasana. La proportion d’enfants sans acte atteint 21 % en milieu rural, contre un peu plus de 12 % en zone urbaine.
L’éloignement des communes, les difficultés d’accès aux services et le manque de sensibilisation constituent encore des obstacles à l’enregistrement des naissances. Le gouvernement entend renforcer les services de proximité et moderniser les procédures, notamment grâce à l’identification biométrique.
La deuxième phase de l’opération « Izaho Tokana 2.0 » a également été lancée dans le cadre de cette célébration, avec l’appui du projet « Etat civil » de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF).
Cette démarche s’inscrit dans l’ODD 16.9, qui vise à garantir une identité juridique à tous d’ici 2030. Instituée par le décret n° 2024-067 du 23 janvier 2024, la Journée nationale de l’identité est célébrée chaque année le 15 septembre.
Près de 150 représentants des administrations, institutions, partenaires et acteurs de la société civile et du secteur privé participent à cette deuxième édition. Les échanges portent notamment sur l’identité juridique, le numérique et la protection des données.
La célébration se poursuit aujourd’hui avec l’inauguration du Centre de coordination opérationnelle de l’ENBIO et des activités de sensibilisation au Palais des sports de Mahamasina, où plus de 2 000 jeunes sont attendus.
S.A




