À seulement dix mois de la tenue des Jeux des Îles de l’océan Indien (JIOI), l’inquiétude s’accroît au sein de la Commission des Jeux (Coji).
Selon une information partagée par Flash La Gazette des Comores, Mohamed Issimaila, président de la Commission des Jeux (COJI), tire la sonnette d’alarme. Face aux retards dans l’organisation et dans les travaux d’aménagement, il demande une mobilisation immédiate des partenaires bilatéraux, afin de sauver cet événement important pour la région.
La conjoncture actuelle relance le débat sur l’organisation ou pas de cet événement océanique. Le quotidien du pays hôte est marqué par des pénuries importantes d’eau potable et d’électricité, ainsi qu’avec l’absence presque totale de réseaux de transport fiables. Alors que de nombreuses familles perdent progressivement espoir de voir l’eau couler normalement à leur robinet, l’organisation d’un tel événement suscite des questions.
Comment accueillir des centaines d’athlètes et de délégations étrangères alors que les infrastructures de base manquent cruellement à la population ? Pour les partenaires étrangers qui souhaitent aider, la tâche s’annonce difficile : par où commencer si tout est urgent ?
Devant ce constat, l’opinion est divisée. D’un côté, certains pensent qu’il faut absolument organiser les Jeux pour préserver le symbole sportif, la vitrine diplomatique et l’unité régionale. De l’autre, une majorité croissante estime qu’il faut d’abord utiliser toutes les ressources disponibles pour garantir l’accès aux services essentiels pour la population.
Soafara Pharlin




