Les besoins sont chiffrés. La mise en œuvre de la feuille de route d’investissement 2026-2030, pour le secteur de l’élevage à Madagascar, nécessite environ 400 millions de dollars, soit près de 1.760 milliards d’ariary.
Cette feuille de route découle du Plan directeur du secteur de l’élevage de Madagascar (PDSem). Elle cible les filières bovine et laitière, les petits ruminants, l’aviculture et l’élevage porcin. Elle couvre aussi la santé animale, l’alimentation, les infrastructures, la recherche, les marchés et la gouvernance.
« L’élevage est un secteur stratégique pour le développement rural et la résilience économique des communautés. Nous devons renforcer la coopération et améliorer les performances de production », affirme le ministre de l’Élevage, Dr Riana Nantenaina Randrianomenjanahary, devant la presse, hier.
C’est dans cette optique que le gouvernement malgache, à travers le ministère de l’Élevage (Minel), avec l’appui technique de l’International Livestock Research Institute (Ilri), a organisé hier, à l’hôtel Carlton d’Antananarivo, une table ronde de haut niveau, avec la participation du Gouvernement, des partenaires techniques et financiers, des institutions financières, du secteur privé et des acteurs des filières. Objectif : mobiliser les financements pour transformer le secteur de l’élevage.
Enjeux considérables
Selon la Banque africaine de développement (Bad), l’élevage pèse 13 % à 15 % du Pib malgache. Avec l’agriculture et la pêche, le secteur atteint environ 30 % du Pib national. Selon le Minel, environ 70 % des ménages ruraux pratiquent l’élevage. Le Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad) estime qu’il fournit jusqu’à 60 % des revenus des foyers ruraux. Il constitue aussi une épargne et des liquidités régulières grâce à ses cycles courts.
Pour sa part, le directeur général de l’Ilri, Dr Appolinaire Djikeng, estime que « Le PDSem offre une vision claire et une feuille de route. Cette table ronde doit nous faire passer de la planification à l’action ».
L’événement a également été une occasion de lancer une plateforme de mobilisation des ressources. Dirigée par le ministère, avec l’appui de l’Ilri, elle coordonnera les partenaires, facilitera le suivi des opportunités de financement et rapprochera projets et investisseurs. Parmi les attentes, des élevages plus modernes et productifs, des revenus plus durables pour les éleveurs, davantage d’opportunités pour les jeunes et les femmes.
Arh.





