L’exportation d’huiles essentielles gagne du terrain dans l’économie malgache. Lors d’une conférence consacrée aux PME-PMI sur le marché européen, organisée la semaine dernière à la CCIA Antaninarenina, l’ancien président du Groupement des exportateurs d’huiles essentielles (Gehem), Nirina Olivier Rakotoson, a annoncé l’ambition de la filière d’atteindre un milliard de dollars d’exportations d’ici 2040.
Après avoir atteint un pic de 105 millions de dollars en 2021, le secteur a subi les effets de la crise sanitaire. La reprise s’est confirmée en 2025, avec 101 millions de dollars de produits expédiés. La tendance reste à la hausse en 2026, selon les données disponibles jusqu’en août.
L’huile essentielle de girofle figure parmi les principaux produits exportés, aux côtés des extraits de vanille, de l’ylang-ylang et du poivre noir. Les principaux débouchés se trouvent en Europe, notamment en France, en Allemagne, en Espagne et en Suisse, mais aussi aux États-Unis et en Asie.
Changer d’échelle
Avec environ 100 millions de dollars d’exportations, Madagascar ne représente encore qu’une fraction du marché mondial des huiles essentielles, estimé à près de 7 milliards de dollars. Les professionnels misent notamment sur la transformation locale et la montée en gamme pour accélérer la croissance.
Des contraintes administratives persistent toutefois. Certaines procédures sont jugées peu adaptées à l’évolution de la filière. Des discussions sont engagées avec les ministères concernés afin d’améliorer le cadre administratif.
Jean Riana





