Un nouvel établissement de microfinance vient d’obtenir son agrément à Madagascar. Il ciblera les entrepreneurs, les commerçants, les très petites entreprises et les acteurs de l’économie informelle.
Alexandre Mey porte le projet. Ce banquier a dirigé pendant plus de dix ans le premier réseau bancaire du pays. Il compte près de 30 ans d’expérience, en France et à l’international. Des entrepreneurs et des investisseurs malgaches l’accompagnent.
L’agrément marque le passage de la conception à la préparation opérationnelle. Les promoteurs doivent d’abord remplir les obligations fixées par l’autorité de régulation. J’ai voulu repartir d’une feuille blanche, confie Alexandre Mey. Après une décennie dans le secteur bancaire malgache, je me suis demandé comment mieux financer ceux qui font vivre l’économie au quotidien.
Pour l’instant, les promoteurs gardent
l’identité du futur établissement secrète. Son nom, ses partenaires et les grands axes de son modèle, seront dévoilés prochainement.
L’établissement évoque la nécessité de changer d’approche. Les garanties et les documents financiers classiques ne suffiront pas. Il prend aussi en compte l’activité réelle, les flux et les relations commerciales de chaque client.
Trois principes guideront son action. D’abord, la proximité pour être au plus près des réalités des entrepreneurs. Puis la compréhension de l’activité : analyser les flux et les chaînes de valeur. Et non des moindres, la responsabilité : proposer un financement adapté, transparent et soutenable.
Cette ambition repose sur la gouvernance, la maîtrise des risques et la protection de la clientèle. Des partenaires économiques et technologiques, des experts et de futurs prestataires participent à la construction du modèle. L’objectif final est de favoriser
l’inclusion financière. Dans ce sens, les clients pourront développer leur activité. Ils bâtiront aussi, dans la durée, une relation avec le système financier formel.
Arh.





