Le Dinika ho Fanavotam-Pirenena (DFP) réclame une transformation en profondeur de la vie politique, administrative et sociale. Lors d’une conférence de presse hier à Antaninarenina, son président national, Maharavo Ratolojanahary, dit Doudou, a prôné une réforme de fond, avant toute nouvelle échéance électorale.
Selon le DFP, la transformation de la société malgache et la réforme du système électoral, doivent figurer au premier plan des priorités. Il est aussi recommandé de revoir les pratiques politiques et la gestion publique, tout en renforçant le rôle des citoyens à la base.
«Il faut des réformes d’ampleur de la société et du système électoral», affirme Maharavo Ratolojanahary. Il estime que la population doit davantage faire entendre sa voix et que les structures locales, notamment les chefs de fokontany, doivent recevoir plus de responsabilités.
Le DFP considère les failles du système électoral comme l’un des principaux facteurs des crises à répétition. Des élections mal préparées et les irrégularités, selon le mouvement, sont susceptibles d’alimenter les tensions et déclencher les représailles politiques.
Maharavo Ratolojanahary rappelle également que, dans la société malgache traditionnelle, les aînés, les femmes et les jeunes participaient aux discussions et aux décisions. Pour le DFP, cette implication de la base doit retrouver sa place dans le processus de Refondation.
Le mouvement réclame ainsi une «rupture totale» avec les pratiques politiques, administratives et sociales qu’il juge inefficaces. Il prévoit de se rapprocher des forces et partis politiques, des ONG et des organisations de la société civile qui partagent ses orientations.
S.A





