Le Vovonana Miaro ny Fanovana Miatrika ny Repoblika Vaovao (VMFR) présentera au public et aux partis politiques, une charte d’engagement en faveur du dialogue politique, le 14 octobre.
«Dialogue politique ? Concertation ? Aura-t-il lieu ou non ? Est-il nécessaire ou non ?» A travers ces interrogations publiées à l’approche du premier anniversaire des événements du 14 octobre 2025, date de prise de pouvoir officielle du colonel Michaël Randrianirina, le VMFR réclame des réponses claires. Un an après ces événements, la plateforme estime que des incertitudes demeurent sur la poursuite du dialogue entre les forces politiques.
Cette interpellation intervient alors que les rumeurs d’un remaniement du gouvernement Rajaonarison persistent. Pour la plateforme, il faut accorder la priorité à la poursuite du dialogue politique en vue de parvenir à un accord sur la conduite de la transition et le processus de Refondation, avant toute recomposition gouvernementale. Il ne s’agit pas simplement de redistribuer des responsabilités ministérielles, mais aussi de parvenir préalablement à un accord sur les orientations de la transition et les modalités de mise en œuvre de la Refondation.
«Un remaniement gouvernemental n’est pas nécessaire. Le dialogue et le consensus doivent précéder toute décision relative au pouvoir. Comment parvenir à instaurer la stabilité et la paix ? Engageons-nous dans cette voie», plaide sans détour Jean Ignace Randrianirina, l’un des ténors du VMFR.
Et dans l’attente d’une éventuelle
décision de l’Exécutif sur la poursuite formelle du dialogue, le VMFR, dirigé entre autres par Jean Ignace Randrianirina du MFM et José Rakotomavo, prépare déjà le terrain.
Cette charte d’engagement La charte constitue une initiative visant à réunir les acteurs politiques autour d’une démarche commune. Elle ne se substitue pas à l’accord politique recherché, qui devrait résulter des discussions entre les différentes parties prenantes.
La plateforme considère ainsi que la stabilité politique doit reposer sur une bonne entre les acteurs concernés. «Nous avons besoin de stabilité, et non de crises à répétition», souligne-t-elle dans sa publication, tout en appelant à préserver les acquis et à ne pas laisser les sacrifices consentis pour le pays avoir été vains.
Les consultations organisées à Iavoloha, début septembre, avaient déjà permis aux formations politiques et à d’autres acteurs de présenter leurs propositions sur la gouvernance électorale. Pour le VMFR, l’enjeu est désormais de poursuivre cette dynamique jusqu’à la conclusion d’un véritable accord politique. Reste à savoir si l’Exécutif entend donner suite à cette demande.
Tivo Rasam





