Des études techniques et environnementales sont actuellement en cours dans la partie Sud du Canal des Pangalanes, notamment entre Mananjary et Farafangana, afin de préparer la reprise de la navigation sur cet axe stratégique.
«Les préparatifs en vue de la remise en service de cette voie navigable se poursuivent», a fait savoir l’Agence portuaire, maritime et fluviale (APMF).
Sur le terrain, les experts du groupe Artelia et l’équipe technique de l’APMF effectuent des investigations complémentaires en topographie, bathymétrie et géotechnique, pour définir avec précision les travaux d’aménagement nécessaires. Cette phase préparatoire et sur mesure consiste à mener une mission d’évaluation destinée à actualiser et compléter les données issues des études réalisées entre 2017 et 2020.
Le projet cible principalement deux tronçons stratégiques : Mananjary-Vohipeno et Vohipeno-Farafangana. L’état actuel du canal constitue en effet un frein majeur à son exploitation, en raison de l’accumulation de sédiments, de la prolifération de la végétation aquatique et de l’instabilité des berges qui ont rendu plusieurs sections totalement impraticables. Les interventions prévues comprennent notamment le dragage, l’élargissement du lit ainsi que la réouverture des zones infranchissables, tout en définissant les modalités de gestion et de stockage des matériaux extraits.
Soutenue par le ministère des Transports et de la météorologie (MTM), cette initiative figure parmi les priorités absolues de l’APMF. Le projet bénéficie de l’appui financier et technique de la Banque mondiale dans le cadre du Projet de Transport Multimodal et de Logistique (PTML). En parallèle des relevés physiques, une nouvelle étude d’impact environnemental et social (EIES) sera réalisée conformément aux exigences strictes du Cadre environnemental et social (CES) du bailleur de fonds.
Au-delà de la simple réhabilitation des infrastructures matérielles, la remise en service du canal représente un levier crucial pour le développement économique de toute la côte Est de Madagascar. Le rétablissement fluide du transport fluvial permettra de désenclaver durablement plusieurs localités isolées, de faciliter la circulation commerciale des marchandises et d’optimiser l’efficacité des opérations logistiques. Les régions de Vatovavy, Fitovinany et Atsimo-Atsinanana figurent parmi les territoires qui bénéficieront directement de ces retombées socio-économiques.
Jean Riana





