Le projet gazier de Mahaboboka, près de Sakaraha dans la région Atsimo Andrefana qui est lancé en collaboration avec la société nigériane Aiteo permet d’entrevoir de très bonnes perspectives pour le pays avec un gisement estimé entre 20 et 25 milliards de mètres cubes.
Ce partenaire industriel devant permettre le développement commercial du gisement est un modèle rare de la coopération Sud-Sud devrait susciter le développement énergétique du pays. Le gaz extrait sur place serait déjà utilisé sur le site pour alimenter des groupes électrogènes de 75 KVA.
Cette démonstration d’une possibilité de production électrique à l’échelle locale pourrait être développé et permettre ainsi une fourniture d’électricité à une zone géographique largement plus importante. On pourrait raisonner en termes de districts ou de régions.
Toutefois, passer d’une ressource identifiée à un projet économiquement viable ne se réalise pas facilement. Il faut passer par de nombreuses étapes incontournables. Plusieurs études seront encore requises. Ce qui veut dire que cela demandera encore beaucoup de temps.
Avant de se lancer dans l’aventure – à chaque fois, çà en est une -, les promoteurs du projet vont devoir voir en détails toutes les conditions d’exploitation : Objectifs ? Cout de développement ? débouchés (aussi bien intérieurs qu’extérieurs) ? les infrastructures nécessaires ?
En ce qui concerne les débouchés en particulier, tous espèrent que, si le projet est mené jusqu’au bout, cela aura des impacts directs sur le prix du gaz domestique. Ce qui serait profitable aux ménages et à l’environnement. Aujourd’hui, le prix du gaz domestique n’est pas à la portée de toutes les bourses.
Cela vient du fait que le gaz domestique utilisé par les ménages dans le pays est en totalité importé. On pense bien que quand ce gaz sera produit sur place, son prix baissera sensiblement. Mais cela n’est jamais assuré à l’avance. Il y a tellement de produits fabriqués sur place qui restent hors de portée des consommateurs locaux.
Comme on a pu le constater, l’identification du seul potentiel gazier ne suffit pas. Avec toutes les conditions qui s’imposent pour la mise en valeur du projet, il faudra beaucoup de temps pour qu’il voit le jour. Et en fin de compte, on peut toujours craindre que cela n’arrivera jamais.
Effectivement, beaucoup d’autres projets censés donner un véritable coup de pouce au développement réel du pays se sont volatilisés entre temps sans qu’on sache les véritables raisons. Et à chaque fois, c’est à la source de nombreuses déceptions. Finalement, ils n’ont fait que donner de faux espoirs.
Ranaivo Lala Honoré





