…dans le temps !

Qui a intérêt à ce que la transition politique actuellement en cours à Madagascar, se prolonge au-delà du délai imparti, sous prétexte que poser les bases de la Refondation, nécessite beaucoup plus de temps et que deux ans, c’est court pour mener une réforme institutionnelle aboutie qui devrait dé ? Certainement pas la Gen Z ni les organisations de la société civile, encore moins les partis politiques et les futurs candidats à l’élection présidentielle.
Mais quelques-uns ont déjà évoqué l’idée en argumentant qu’il ne faut pas se précipiter dans l’organisation des élections sans avoir procédé à une refonte en profondeur et durable du système politique, en l’occurrence les mécanismes électoraux hérités du régime précédent. Alors que le compte à rebours a déjà commencé une fois que la feuille de route de la Refondation a été présentée, faisant même l’objet d’un large tam-tam médiatique à l’échelle mondiale.
D’ailleurs, l’Etat continue de maintenir son objectif de tenir les élections présidentielles en 2027. Et à aucun moment donné depuis le depuis du processus de concertation nationale, le président de la République, le colonel Michaël Randrianirina n’a pas sous-entendu de jouer la prolongation à la tête de la Refondation et de faire les choses à moitié. Pour dire que l’Etat n’a pas l’intention de dépasser le temps imparti, conformément à ce qui a été indiqué dans la feuille de route. C’est une sorte de chose promise et chose due, malgré les retards accumulés dans l’organisation de la concertation nationale, le point départ de toute réforme à tous les niveaux.
A vrai dire, prolonger la période de transition va à l’encontre de la volonté du peuple qui ne s’inscrit pas dans la continuité de l’aspiration d’origine de la population. Maintenant, les choses commencent à bouger. La synthèse des propositions issues des consultations politiques sur les élections, sera présentée au CCI Ivato, les 8 et 9 novembre. Et le comité de pilotage du Conseil œcuménique des Eglises chrétiennes à Madagascar (FFKM) vient de présenter l’état d’avancement des préparatifs de la Concertation nationale au président de la Refondation de la République, le colonel Michaël Randrianirina.

J.R

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