Romy Voos Andrianarisoa aurait-elle menti sur toute la ligne sur ses conditions de libération à Londres, lors de son intervention sur le plateau de TV5 Monde samedi ? Visiblement c’est le cas, après que la National crime Agency (NCA) et l’Ambassade de Grande-Bretagne aient remis les pendules à l’heure.
«Je suis complètement blanchie et libre Grande… il n’y avait plus aucune charge contre moi », a-t-elle répondu aux questions de Dominique Tchimbakala, journaliste de TV5 Monde. Après cette annonce fracassante, tout le monde a cru que désormais cette affaire très médiatisée, est close. Loin de là car la NCA qui a procédé à l’arrestation de Romy Voos Andrianarisoa, prise en flagrant délit d’acte de corruption, a clairement souligné qu’elle n’est pas innocentée, contrairement à ses dires. Le Tribunal londonien n’est pas revenu sur ses jugements. Et même l’ambassade de Grande-Bretagne a réagi aux déclarations de la mise en cause.
« La condamnation de Mme Andrianarisoa pour corruption est toujours en vigueur et n’a été ni annulée ni commuée », indique l’ambassade britannique dans son communiqué d’hier.
Expulsée
« Afin d’éviter la surpopulation carcérale au Royaume-Uni, le gouvernement britannique a mis en place un programme de libération anticipée pour les condamnés non violents. Dans le cas des criminels étrangers, cela implique l’expulsion vers le pays dont ils ont la nationalité », a précisé l’ambassade britannique. Romy Voos Andrianarisoa a ainsi bénéficié d’un dispositif d’expulsion anticipée (Early Removal Scheme), stipulé par les lois britanniques.
L’ordre d’expulsion date du 9 juillet si le transfert de Romy Voos Andrianarisoa a eu lieu le 24 juillet. Elle ne pourra donc plus franchir le territoire britannique sous peine de devoir purger une nouvelle peine. Pour rappel, l’ex-Dircab a été condamnée à trois ans et demi de prison et a déjà purgé les 11 mois, soit le quart de sa peine.
Au final, les charges prononcées par la Justice britannique à son encontre n’ont été ni abandonnées ni effacées. Au contraire, elles ont toutes été retenues. Comme Romy Voos Andrianarisoa l’a elle-même déclarée, « La NCA est une institution sérieuse ».
T.N




