L’Etat tient l’autoroute

Lentement et assurément, le projet autoroute Antana­narivo-Toamasina avance à son rythme, et arrivera certainement à sa destination finale. Il n’y a aucun doute à ce sujet. La voie est toute tracée, le cap est maintenu et les travaux se poursuivent jusqu’à leur achèvement total, selon l’Etat malgache. Construire une autoroute longue de plus de 350 km, ne se fait pas en quelques mois. Et l’inauguration du premier tronçon de 8 km n’est qu’un bon début, manifestant dans ce sens la volonté de l’Etat malgache d’aller jusqu’au bout de ce qu’il entreprend, parfois contre vents et marrées, à l’exemple du projet téléphérique.
Autrement dit, les autorités malgaches ne comptent pas s’arrêter en si bon chemin, au vu des enjeux économiques liés à ce projet d’envergure, pour le développement et la croissance, l’attractivité des territoires et la compétitivité des régions. Des impacts positifs prometteurs que certains refusent d’admettre, ne voyant que le mauvais côté des choses. Une telle infrastructure est un levier essentiel pour soutenir la croissance, avec des retombées économiques inclu­sives.
Ce premier tronçon n’est qu’une étape dans la trajec­toire. Certes, la route est encore longue, mais avec le soutien financier des partenaires qui commencent à se manifester, les chantiers vont atteindre leur vitesse de croisière, au grand dam des détracteurs. Pas plus tard qu’hier, la Banque arabe de développement économique en Afrique (Badea), a consacré 80 millions de dollars à ce projet d’autoroute. Dans ce registre, le Fonds de développement d’Abu Dhabi a déjà injecté 60 millions de dollars. A cette allure, ce soutien des partenaires devrait ouvrir la voie à d’autres financements complémentaires car aux yeux des partenaires, l’Etat malgache tient la route.

J.R

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