Pas besoin d’explication ni de justification, cette décision de dissoudre le cabinet du ministère des Transports et de la météorologie, tombe sous le sens. Cela ne pouvait pas en être autrement. C’est tout à fait logique d’abroger l’arrêté portant nomination des membres du cabinet, après le limogeage du ministre, figurant sur la liste des personnes auditionnées dans l’affaire des Boeing 777. A vrai dire, il n’y a pas de quoi s’interroger ni de surprendre. Le contraire aurait été étonnant et risquerait de faire couler beaucoup d’encre, surtout en ce moment où l’enquête sur ce dossier brûlant bat son plein.
En un mot, cet acte dicté par les circonstances, témoigne aussi de la volonté de l’Etat, de faire la lumière sur cette affaire délicate, qualifiée de scandaleuse qui a laissé totalement l’Exécutif, pris de court. Et comme son nom l’indique, le ministère des Transports a une grande part de responsabilité à ce titre. Il se pourrait même que d’autres anciens membres du cabinet, pourraient être convoqués et entendus dans le cadre de l’enquête approfondie. Quand le fusible saute, tous les composants doivent-être remplacés, ce qui est tout à fait normal, pour la suite.
L’honneur et l’image du pays sont en jeu. D’ailleurs, certains veulent faire porter le chapeau aux autorités, en l’occurrence au président de la République et sa famille, sur la base d’une affirmation gratuite sans fondement. Alors que depuis le début de cette affaire, l’Etat malgache a déjà montré qu’il n’est ni ne juge ni partie, en faisant appel au FBI qui a toute la latitude pour mener ses investigations. A ce sujet, selon les informations fournies, une dizaine de personnes font actuellement l’objet d’une enquête, à part deux autres individus déjà mis sous les verrous.
La question qui se pose maintenant est : des têtes vont-elles aussi tomber au sein de l’Aviation civile de Madagascar ? Suite logique.
Andry Rabeson




