Nos routes tuent

« Nos routes tuent » est un cri d’alarme sur la dangerosité des routes, soulignant que les accidents de la circulation causent de nombreuses victimes, comme l’illustrent les chiffres des accidents de la route et leurs conséquences graves. Selon un rapport de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), en effet, plus de 1,19 million de personnes meurent chaque année des suites d’accidents de la route.
Chez nous, les accidents de la circulation ont rythmé les vacances cette année. Entre imprudence du conducteur, problèmes techniques et mauvais état des routes, amplifiés par la forte affluence des vacanciers, la devise « Zéro accident », n’a pas été réalisée, cette fois encore. Les chiffres émanant de la Direction générale de la sécurité routière (DGSR), ven­dredi, font froid dans le dos. Rien que dans la province d’Anta­nanarivo, 151 cas d’accident de la route ont été recensés par cette direction, du 1er juin au 15 août.
Les journalistes ont même tendance à ignorer parfois ces accidents, sauf s’ils étaient graves et ont fait des morts. Une fois un responsable de la sécurité routière contacté pour un cas d’accident, il ne daigne pas donner les détails des constatations, car « il s’agissait juste d’un accident matériel », alors que c’était un carambolage entre trois véhicules, sur la RN2 à 10 km de la capitale.
Si seulement les usagers de la route accordaient plus d’importance à la vie, il n’y aurait pas autant d’accidents. Pas plus tard que samedi, comme il a été rapporté dans nos colonnes, un dépassement dangereux a provoqué un accident corporel de la circulation sur la RN1. A cause de ces imprudences, le nombre de tués et de blessés repart à la hausse. A se demander si les auteurs de ces accidents ont l’esprit tranquille après chaque drame…

Rakoto

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