Comme il fallait s’y attendre, la manifestation « illégale » impulsée par les conseillers municipaux d’Antananarivo, contre le délestage, dégénère. Des heurts ont éclaté à différents endroits de la capitale. Un mouvement émaillé d’incident et de violences gratuites qui a tourné en pillage dans plusieurs quartiers de la Capitale, faisant certes le bonheur de l’opposition. A vrai dire, depuis le départ, elle n’a nullement l’intention d’encadrer ce rassemblement et les manifestants, en se contentant de laisser-faire. Comme si les dérapages lui conviennent, conformément au plan établi dont l’objectif ultime n’est plus d’ébranler le pouvoir, mais d’instaurer l’instabilité menant vers la chute du régime en place.
Des scènes de casse enregistrées un peu partout, font le tour des réseaux sociaux, depuis hier. Des supermarchés et des agences d’opérateur de télécommunication, ont été pillés, des biens publics saccagés et des maisons des autorités incendiées.
Et les doutes des autorités se confirment. Des pilleurs et des casseurs se fondent dans les manifestations et n’hésitent pas à chercher la confrontation avec les Forces de l’ordre, pour envenimer davantage la situation. Armés de barres de fer, dissimulés par des cagoules ou des masques, ils ont passé à l’acte dans des endroits où les Forces de l’ordre n’y sont pas présentes, vers la fin de l’après-midi, sous le regard impuissant de simples citoyens qui veulent juste exprimer leur ras-le-bol de délestage.
Sans attendre, les condamnations fusent sur les réseaux sociaux. Oui à la manifestation à caractère revendicatif, non aux pillages. Ces actes de vandalisme dénaturent même le sens de ce ras-le-bol de délestage. Un mouvement dénaturé.
Rakoto




