Prises par des simples citoyens indignés, des impressionnantes images et vidéos des scènes de pillages ciblant surtout les centres commerciaux, les supers marchés et les magasins de stockage, sont devenues virales sur les réseaux sociaux, comme un air de déjà vu et vécu au dénouement chaotique, hors contrôle. C’était le 26 janvier 2009, un « lundi noir ».
Dans la nuit de jeudi à vendredi, les habitants d’Antananarivo ont cru revivre le même scénario cauchemardesque. Alors que le jour se lève et les gens commencent à vaquer à leurs occupations, les pillages ont continué de plus belle chez China Mall à Ankazomanga. En même temps, d’autres centres commerciaux ont été visés, comme c’était le cas à Tanjombato, dont certains ont été mis à sac, avant que la cavalerie arrive, pour établir l’ordre. Mieux vaut tard que jamais sinon la situation déjà hors contrôle, risque d’aboutir à une situation plus explosive et de faire plus de victimes, d’autant que les cibles potentielles ne manquent pas.
Et bis repetita non placent. A travers leurs commentaires négatifs, la majorité des internautes sont choqués. Tout en dénonçant, ils ne cautionnent pas de tels actes « criminels », sous prétexte d’avoir ras le bol de délestage. La manifestation est une chose, la destruction en est une autre qui ne mène à rien. Et les responsables doivent agir avec fermeté, pour assurer la sécurité des citoyens et des biens.
Pour l’opinion publique, les pillages généralisés et les vandalismes ont discrédité en quelque sorte ce mouvement « Leo délestage » qui a dévié de son objectif initial. C’est la preuve qu’à Madagascar, la liberté d’expression et le respect de l’ordre public ne vont pas de pair, avec un effet contradictoire.
JR.




