Sentiment d’insécurité

Après un week-end d’alerte maximale dans plusieurs localités de la Capitale malgache, le sentiment d’insécurité reste élevé. Même climat dans les provinces, également secoués par une vague de pillages ciblant des centres commerciaux, des supermarchés, des banques et des magasins de stockages, laissant un paysage de ruines. De quoi indigner plus d’un. L’ampleur des dégâts est considérable, causant une perte colossale aux victimes.
Mais ce phénomène de pillage n’en reste pas là. Alors que les Forces de l’ordre ont repris du terrain avec le déploiement massif d’éléments pour protéger des cibles potentielles encore épargnées, les pilleurs formant un gang de plusieurs dizaines de membres, rôdent maintenant dans les quartiers et prennent d’assaut des maisons appartenant à des particuliers. Comme c’était le cas à Bevalala et à Anosibe dans la nuit de samedi à dimanche. L’appel à l’aide des victimes via les réseaux sociaux, a déclenché une alerte générale à Antananarivo.
Du coup, dès la nuit tombée, les habitants du quartier sont sur le qui-vive et se barricadent. Difficile de dormir sur les deux oreilles. Dans certains Fokontany, le dispositif de vigilance citoyenne est même mise en place, pour donner le signal d’alarme en cas d’attaques, quitte à faire face aux pilleurs.
A ce stade, il ne s’agit plus de manifester contre le ras-le-bol de délestage, mais de dérober et semer la terreur au sein de la population, à l’image des « daholo » qui s’attaquent à des maisons se trouvant sur leur passage, sans foi ni loi. La mobilisation citoyenne s’organise. Mais là aussi, il y a urgence de rétablir un sentiment de sécurité dans la vie quotidienne de la population qui déplore l’absence des Forces de l’ordre dépassées par l’événement, dans certains endroits victimes de pillages et de vandalismes.

Rakoto

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