Et voilà, le gouvernement a été dissous. Cette dissolution s’inscrit dans la suite des événements du 25 septembre, quand la rue a commencé à gronder. Le Chef de l’Etat a donc tenté une carte de désamorçage avec cette option pour calmer les esprits, et montrer qu’il a entendu le message. Un geste fort pour répondre en faveur des manifestants. Si l’issue de cette crise reste incertaine en dépit des concessions évoquées par le Chef de l’Etat, ce qui est sûr, c’est qu’il ne sera pas facile de relancer, une nouvelle fois, les activités des entreprises prises à parti par les pilleurs dans la nuit du 25 septembre dernier.
Il ne faut pas oublier que dans la nuit du jeudi dernier, des commerces et des entreprises ont été pris pour cible par des pilleurs. Les images et les témoignages circulent encore, douloureux, amers. On se souvient que lors des crises passées, certains entrepreneurs n’ont jamais réussi à se relever, malgré la bonne volonté et les discours d’apaisement. Cette fois-ci encore, la reconstruction ne se fera pas en un claquement de doigts. D’autant plus que l’économie locale reste encore fragile à la suite de la crise sanitaire de Covid 19 et des évènements à l’international. Alors, quand la rue s’en mêle et que des années d’efforts partent en fumée en une nuit, il faut beaucoup de temps pour relancer l’activité et réinstaller la petite routine quotidienne d’antan. Car, les pertes ne sont pas seulement financières, elles sont aussi psychologiques.
Alors, que faut-il espérer ? On verra si un nouveau gouvernement sera capable de tendre la main non seulement aux partenaires économiques mais surtout à cette population fatiguée par des crises politiques car il semble que le problème est encore plus profond. Espérons en tout cas que les jeunes à
l’origine de la manifestation puissent mesurer l’impact de leur initiative car détruire peut-être facile mais reconstruire c’est une autre paire de manches.
Rakoto




