De la revendication sociale à la revendication politique, les manifestants contre le délestage et la pénurie d’eau, réclament maintenant la démission du président de la République. Il y a anguille sous roche.
Quand la politique s’en mêle sous prétexte de se joindre aux manifestations aux côtés des jeunes, en l’espace de quelques jours, l’objectif initial de ce mouvement, celui de mettre la pression sur l’Etat, pour trouver des solutions immédiates au problème des coupures de courant, change complètement de cap plus radical. La crise n’est plus sociale, elle est maintenant politique qui fait également craindre une crise économique dévastatrice pour le pays.
Maintenant, la génération « Z » et des simples citoyens, sont maintenant pris dans les rouages de la récupération politique. Et plusieurs scénarios sont envisagés. Les opposants attirés par la soif du pouvoir, pourraient tenter de profiter de la situation et tirer leur épingle du jeu. Pour ce faire, certains d’entre eux pourront même répondu à l’appel du président en intégrant le nouveau gouvernement à venir, tout en laissant en plan la génération « Z ».
Mais cette crise pourrait aussi s’enliser et aboutir à un coup d’Etat avec des conséquences lourdes sur les plans économique, politique et social. Dans ce cas, des sanctions internationales pourraient même tomber, à l’encontre de Madagascar, un pays qui ne respecte l’ordre constitutionnel.
Au vu de l’évolution de la situation, plusieurs scénarios sont possibles, comme le clash entre la génération « Z » qui a dénoncé toute récupération politique et celle has been. Parmi les manifestants, les divisions apparaissent déjà. Certains souhaitent maintenir un mouvement à caractère revendicatif social, liée à l’eau et à l’électricité. Conflit des générations.
Rakoto




