Dans le contexte géopolitique mondial et en subséquence africain, les nouvelles relations internationales de Madagascar vont se fonder sur une politique diplomatique ouverte à tout le monde, autrement dit, l’application d’une diplomatie tous azimuts.
Ce n’est pas une nouvelle idée pour le pays. L’ancien Président de la République, de son vivant, l’avait déjà appliquée après le fiasco du régime socialiste qu’il avait, lui-même, mis en place. Ne dit-on pas que seuls les imbéciles ne changent pas d’idée.
Dans le cas actuel, cette prise de position prônée par le nouveau pouvoir vise avant tout à rassurer tous nos partenaires, en particulier occidentaux. En effet, pour ces derniers, le plus à craindre est que le nouveau pouvoir, militaire de surcroît,
n’imite l’exemple de certains pays africains.
On a en tête le changement radical intervenu après la rupture totale des membres de l’Alliance des Etats du Sahel (AES) avec ses anciennes relations. Ces Etats ont pris leur distance vis-à-vis de leurs partenaires historiques. C’est ce que certains ne verraient pas d’un bon œil arriver à Madagascar.
Cette crainte s’explique par les différentes offensives diplomatiques étrangères qui se sont manifestées pour séduire les nouveaux tenants du pouvoir. Et évidemment, les pays qui ont plus ou moins entretenu des relations privilégiées avec Madagascar qui sont concernés.
Mais aujourd’hui, on avance qu’il n’y a aucune idée d’exclusivité dans le partenariat diplomatique de Madagascar. La seule condition exigée est que ce partenariat soit équilibré et mutuellement bénéfique, c’est-à-dire, un partenariat gagnant-gagnant.
La principale question qui se pose est : Cette politique diplomatique va-t-elle être avantageuse pour Madagascar ? Comment peut-on juger la politique tous azimuts qui a été décidée auparavant. Quel a été le bilan ? Jusqu’à ce jour, aucune étude n’a été faite jusqu’à ce jour concernant ce sujet.
Mais il y a une certitude sur laquelle on ne peut pas discuter. C’est la nécessité de la coopération internationale. Madagascar ne peut pas vivre en marge des autres communautés. Aucun pays dans le monde ne peut plus survivre de manière autarcique.
Pour se développer, Madagascar a besoin d’entretenir des relations (diplomatique, économique, financière, culturelle…) avec d’autres pays ou communautés de pays. Entre autres, le pays a besoin des investissements directs étrangers pour soutenir son projet de développement.
Mais cela ne veut pas dire qu’on doit accepter d’être en relation avec n’importe quel pays. Il faut savoir bien choisir ses amis. L’erreur fondamentale à ne plus commettre est de dépendre d’un seul pays, aussi puissant soit-il. Autrement, on ne fera que tomber de Charybde en Scylla.
Ranaivo Lala Honoré




