Une nécessité sociale

C’est un fait. L’accès à une connexion internet est devenu un produit de première nécessité pour une grande partie de la population, au même titre que l’eau, l’électricité. A l’ère numérique et du haut débit, avec un flux d’information et de publication en continu, on ne peut pas s’en passer. Dans les rues, les bus, les bureaux… c’est un cliché de voir des per­sonnes, têtes baissées, scotchées à leur téléphone en train de scroller et impatientes de voir ce petit signal capricieux qui disparaît dès qu’il pleut ou dès qu’on se trouve à deux mètres d’un mur.
Et il ne faut pas s’étonner du mécontentement général face aux coûts jugés élevés de connexion. Cette situation a poussé l’Etat à intervenir en se rangeant du côté des consommateurs, pour demander la baisse du tarif de l’internet. Et c’est la raison de la dernière discussion avec les opérateurs, aboutissant à une « baisse » des prix qui s’en est suivie, mais qui reste sujet à débat.
Certains y voient une réelle baisse, d’autres un simple artifice. Mais peu importe, cela ne nous empêche pas de nous connecter. Les produits de première nécessité ne se limitent plus au riz ou à l’huile. La connexion internet figure désormais dans la liste. Elle se télécharge et se consomme en gigas. Aujourd’hui, un foyer sans connexion est un foyer « silencieux ».
Pendant ce temps-là, la flambée des prix d’autres produits vraiment essentiels, ceux qu’on met dans la marmite ou dans le cartable, ne fait plus couler beaucoup d’encre, relevée au second plan, à l’approche des fêtes de fin d’année. Il y en a quand même qui essaie de relancer le débat et d’en faire un sujet de discussion sur les réseaux sociaux, mais force est de constater qu’une story Instagram ou un match en streaming, obtient beaucoup de vues et de commentaires. Les temps changent, les priorités aussi…

Rakoto

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