Chaque année, la scène est la même. Des centaines, voire des milliers de jeunes montent fièrement sur une estrade, vêtus de leur toge ou tenant précieusement leur diplôme entre les mains. Le sourire est là, la satisfaction aussi. Après plusieurs années d’efforts, de nuits passées à étudier et de sacrifices consentis par eux-mêmes et leurs familles, le moment est venu de célébrer la réussite. Mais une question revient toujours, presque inévitablement, où iront-ils après ?
Ces derniers temps, les sorties de promotion sont nombreuses, avec parfois plus de 400 nouveaux diplômés et plusieurs dizaines de professionnels certifiés pour une seule université. Cette situation illustre bien une réalité devenue annuelle dans le paysage de l’enseignement supérieur local. Mais le diplôme, aussi prestigieux soit-il, n’est plus une garantie automatique d’accès à un emploi.
Le véritable défi commence souvent après la cérémonie de remise des diplômes. Où trouver une place dans une économie où les opportunités restent limitées ? Comment transformer les compétences acquises dans les amphithéâtres en une véritable contribution au développement du pays ? Combien réussiront à intégrer rapidement une entreprise, une administration ou une organisation ?
Ces questions ne sont pas nouvelles mais elles deviennent chaque année plus pressantes. Car derrière chaque promotion se cachent des centaines de parcours individuels, des ambitions, des projets et parfois des inquiétudes.
L’État a évidemment un rôle majeur à jouer car il ne s’agit pas seulement de former des diplômés. Il en va de même pour le secteur privé, qui ne doit pas être considéré comme un simple recruteur, mais comme un partenaire actif. En tout cas, les nouveaux impétrants doivent également faire preuve d’adaptation et de créativité car le monde du travail évolue rapidement. Il ne suffit plus toujours d’attendre un poste correspondant exactement à son cursus. Il faut aussi créer son propre chemin.
Rakoto




