Touchons du bois !

Cela se voit que nous nous trouvons dans la période cyclonique. Cette semaine, la Grande île se trouve être menacée par des perturbations climatiques aussi à l’Est qu’à l’Ouest du pays. A l’Ouest, on enregistre un faible risque de la formation d’une tempête tropicale au mi­lieu du Canal de Mo­zam­bique. Elle apporte une menace sur la partie Sud de Madagascar.
A l’Est, une activité cyclonique identifiée dans le sud-ouest de l’océan Indien devrait progressivement se relancer. Pour le mo­ment, le cyclone Grant, formé en zone australienne (et donc baptisé par les services météo australiens) constitue une menace non pas directe. Mais toujours est-il que même si elle est encore lointaine, elle ne constitue pas moins une menace.
Mais quoi qu’il en soit, on a plutôt célébré la fête de Noël tant bien que mal dans des conditions climatiques plus ou satisfaisantes. Globale­ment, on a eu droit juste à une pluie fine qui, à vrai dire, n’a pas refroidi l’ardeur des croyants pour aller assister à la messe. Tout le monde a pu mettre ses plus beaux habits sans avoir à craindre d’être mouillé jusqu’aux os.
Pour le Nouvel an, on se demande déjà si on va passer la fête sans la moindre inquiétude. En effet, le temps qu’il fera ce jour-là risque de changer tout le programme de réveillon prévu. Or, il existe de nombreuses activités qui dépendent beaucoup du temps qu’il fait, donc un facteur qu’on ne peut pas con­trôler. Parmi celles-ci, on peut citer, entre autres, les traiteurs.
Pour ces derniers, le succès de l’organisation repose beaucoup sur les conditions climatiques du jour. Et selon la situation, la prestation peut devenir une véritable catastrophe. Qu’il fasse trop chaud, toute la crème à base de beurre peut devenir un vrai coulis non de tomate mais d’huile. Et s’il y a trop de pluie, donc trop d’eau, chaque plat mijoté devient un simple ragout.
De quoi finalement décourager à vie un maître-queue car tout le travail qu’il aurait réalisé avec passion peut se transformer en un désastre. Et une défaite de ce genre peut amener un professionnel à se reconvertir vers un autre métier. Effectivement, il est toujours difficile de se remettre d’une telle situation, quelle que soit l’activité.
Quel temps il fera alors à la fin de l’année ? Pour le moment, personne ne peut le prédire avec certitude tellement tout est possible. Bien évidemment, on peut prendre toutes les précautions nécessaires pour éviter une catastrophe totale. Mais cela ne suffira jamais. Le moins qu’on puisse faire est d’aviser suivant
l’évolution de la situation. Et pour cela, touchons du bois !

Ranaivo Lala Honoré

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