La présence de la variole du singe ou MPOX à Madagascar est confirmée. Elle est principalement localisée dans la région du Boeny, plus précisément à Mahajanga. Des cas suspects sont également répertoriés dans les autres régions (Analamanga, Vakinankaratra, Itasy et Diana).
Bien évidemment, les autorités sanitaires font preuve d’une grande vigilance. C’est ainsi que les mesures de contrôle sanitaire ont été renforcées dans la ville des fleurs, notamment au port, à l’aéroport. Des contrôles sanitaires sont également mis en place au départ et à l’arrivée dans les gares routières.
Pour compléter ces mesures, des barrages ont été installés dans plusieurs zones du pays avec une désinfection systématique de tous les véhicules en provenance de Mahajanga. Par ailleurs, des sites d’isolement sont déjà opérationnels pour la prise en charge d’éventuels cas confirmés.
Mais on se pose toujours la question : Toutes ces mesures suffiront-elles pour juguler cette maladie ? A priori, on peut douter de l’efficacité du système mis en place dans la mesure où on ne réagit qu’après coup. Et dans ce cas, il est difficile d’avancer que les nombreux contrôles seront satisfaisants.
La raison est que les gens ne circulent pas toujours sur les principaux axes routiers. Autrement dit, on ne sait plus aujourd’hui quelle est l’ampleur du danger de propagation de la maladie du fait que certaines régions plus ou moins éloignées de Mahajanga présentent déjà des cas suspects.
Un contrôle plus sévère au niveau des arrivées sur le territoire national, quelles qu’elles soient, par voie maritime ou par voie aérienne, doit toujours être de mise. On remarquera que, bien souvent, ce sont les passagers qui arrivent par voie maritime qui présentent le plus de danger au niveau sanitaire.
Les passagers qui arrivent à Madagascar par voie aérienne sont déjà soumis à des contrôles sanitaires stricts avant leur embarquement au départ. Bien sûr, il y a toujours des exceptions. Mais toujours est-il que la voie maritime présente plus de danger à ce sujet.
D’autant plus que les passagers clandestins, donc pas soumis à des contrôles sanitaires au départ, sont plus nombreux par voie maritime que par voie aérienne. Et il est déjà arrivé qu’on n’ait pas remarqué leur présence sur le sol malgache que lorsqu’ils ont tenté d’embarquer clandestinement vers leur destination finale autre que Madagascar.
Ce qui prouve bien comment il est facile d’entrer à Madagascar par voie maritime. Dans ces conditions, pour de nombreuses raisons (sanitaire, économique, sécuritaire, …), il faut renforcer les contrôles au niveau de nos côtes, de manière à ce la frontière nationale ne soit plus considérée comme une véritable passoire.
Ranaivo Lala Honoré




