Il ne faut pas changer l’histoire et la réécrire à sa convenance ou par complaisance, parce qu’on se trouve maintenant de l’autre côté de la barrière. L’histoire retiendra que la Gen «Z » est venue, elle a vu et elle a vaincu. Personne ne peut effacer cela de la mémoire collective du peuple malgache, ni les politiques ni les frondeurs. Cette révolte de la jeunesse malgache restera à jamais gravée dans les annales quoi qu’en disent
certains qui veulent se tailler une place dans l’histoire.
Il est indéniable que la Gen «Z » a réussi là où les politiques ont échoué. Même le monde entier a salué leur courage et patriotisme. Alors, arrêtez de marteler que sans « moi », on n’en serait pas là aujourd’hui. C’est de la foutaise et une insulte envers les jeunes qui ont été en première ligne du début jusqu’à la fin de la révolution, au péril de leur vie. Sans eux, vous qui n’avez fait prendre le train en marche, n’en seriez pas là.
Ne jamais oublier qu’à maintes reprises, des figures politiques en mal d’opposition, ont tenté d’ébranler voire faire
tomber le régime Rajoelina, dans la rue, par tous les moyens possibles, mais sans succès. Et « vous » faites partie de ceux-là. Le fait de s’attribuer la gloire de ce soulèvement, ne peut pas changer l’histoire. Non seulement, la Gen Z a soufflé le vent de la révolution malgache, mais également, les jeunes manifestants ont réussi à mobiliser le peuple et les militaires du Capsat, acquis à leur cause, pour faire front commun face aux gendarmes.
Les vrais partisans d’une révolution n’ont pas d’ambition politique contrairement à ceux qui s’approprient le mérite d’autrui, ne demandant qu’à être « récompensés » et nommés à des postes de responsabilités. Du délire en politique.
Andry Rabeson




