Le répit des députés pourrait être de courte durée. Le Conseil des ministres a approuvé, mardi, la convocation de l’Assemblée nationale en session extraordinaire.
Le décret présidentiel officialisant cette convocation est attendu dans les prochains jours, ouvrant la voie à une reprise des travaux parlementaires dès la semaine prochaine, selon notre source.
Cette perspective avait déjà été annoncée par le président de l’Assemblée nationale, Siteny Randrianasoloniaiko, lors de la clôture de la première session ordinaire. Il avait alors indiqué qu’une session extraordinaire s’imposait afin d’examiner plusieurs dossiers restés en suspens. D’après ses déclarations, près d’une centaine de députés ont signé la demande de convocation, conformément aux dispositions prévues par les textes.
Selon des informations recueillies auprès de sources parlementaires à Tsimbazaza, l’ordre du jour devrait être particulièrement chargé. Plusieurs projets et propositions de loi, ainsi que d’autres dossiers en attente, nécessitent encore l’examen des députés. Cette situation explique le recours à une session extraordinaire, quelques jours seulement après la clôture de la session ordinaire.
Toujours selon les mêmes sources, l’hypothèse d’une seconde session extraordinaire n’est pas écartée. Si l’ensemble des textes inscrits à l’ordre du jour ne pouvait être examiné dans les délais impartis, une nouvelle convocation pourrait intervenir afin d’achever les travaux parlementaires.
La convocation officielle reste toutefois suspendue à la publication du décret présidentiel, qui précisera la date d’ouverture ainsi que les points inscrits à l’ordre du jour. Sauf changement de dernière minute, les députés devraient ainsi retrouver rapidement les bancs de l’hémicycle, mettant fin à une intersession qui n’aura duré que quelques jours.
Cette reprise anticipée des activités parlementaires témoigne de la volonté des autorités d’accélérer le traitement des dossiers législatifs jugés prioritaires avant les prochaines échéances institutionnelles.
S.A.




