Judo – Lausanne Grand Slam 2026: un trio malgache sur le tatami suisse

Du 28 au 30 août 2026, la Vaudoise Aréna accueillera l’Ecole Mont-Olivet Lausanne Grand Slam. Parmi les 211 athlètes attendus issus d’une quarantaine de nations, la délégation malgache comptera trois représentants déterminés à marquer les esprits et à glaner des points précieux dans la course olympique.

Tête de gondole de cette équipe, Laura Rasoanaivo Razafy (-70 kg) débarque en Suisse avec le statut de leader incontestée. Agée de 22 ans et actuellement 18e au classement mondial (WRL) avec 1896 points cumulés, la judokate malgache affiche une régularité impressionnante. Médaillée d’argent à l’African Open de Johannesburg fin juin, bronze aux Championnats d’Afrique en avril, finaliste à Qingdao et habituée des grands tableaux (Paris, Tokyo, Abu Dhabi), elle possède l’expérience des joutes internationales.

Pour Laura, l’enjeu est double : consolider sa place dans le top 20 mondial et capitaliser sur ce Grand Slam pour creuser l’écart dans la qualification olympique. Dans une catégorie -70 kg particulièrement relevée, où la densité et la technicité sont extrêmes, elle devra exploiter son ne-waza affûté et sa capacité à gérer la pression sur la durée. Un podium ou même un quart de finale solide constituerait un signal fort envoyé à l’élite mondiale.

Dans la catégorie -66 kg, Mickaël Jean Allo, 24 ans, aborde ce rendez-vous avec l’ambition du combattant en pleine ascension. Classé 146e mondial avec 208 points, le judoka malgache sort d’une finale à l’African Open d’Alger et d’une participation remarquée à Paris. S’il reste encore en quête de constance sur le circuit senior, Lausanne représente pour lui une occasion idéale de se mesurer aux cadors et d’engranger des points décisifs.

Son objectif principal est de franchir les premiers tours et viser un huitième de finale qui lui permettrait à la fois de gonfler son classement et d’acquérir une expérience précieuse face à des adversaires rompus aux exigences des Grand Slam. Mickaël devra miser sur son agressivité et son tokui-waza pour perturber les favoris.

Moins aguerrie

Enfin, Alice Amoussatou Randrianjohany (-78 kg) incarne l’espoir en construction. Moins aguerrie sur la scène internationale, elle s’appuie sur une médaille de bronze aux Jeux des Îles de l’océan Indien 2023 et sur des performances encourageantes en France, dont une troisième place en seniors 3e division et plusieurs podiums juniors.

Pour Alice, ce Grand Slam suisse n’est pas encore une question de résultat chiffré, mais bien une étape d’apprentissage majeur. Confrontée à un plateau de très haut niveau, elle devra avant tout tenir le rythme, affiner son kumi-kata et engranger des références contre les meilleures. Chaque combat disputé avec combativité représentera un gain inestimable pour sa progression future.

Naisa

Partager sur: