Fusillade à Namontana: un policier placé en détention préventive

L’enquête sur la fusillade survenue à Namontana dans la nuit du 1er au 2 octobre dernier, ayant coûté la vie à un employé de Gastronomie Pizza à Soanierana, a pris fin. Treize personnes ont été présentées devant le parquet du Tribunal de première instance (TPI) d’Anosy vendredi.

Selon la Procureure de la République, Narindra Navalona Rakotoniaina, trois affaires sont liées à cet incident : le braquage d’une gargote survenu cette nuit-là à l’origine de l’intervention policière, la fusillade qui a tué le salarié de Gastronomie Pizza et blessé cinq autres personnes, ainsi que l’intrusion forcée de la police au sein de l’établissement Gastro­­nomie Pizza de Soanierana le lendemain.
La procureure a fait savoir que la nuit du 1er octobre, l’équipe d’intervention rapide de la police avait reçu un appel signalant un braquage à Namontana. En compagnie du propriétaire de la gargote, les forces de l’ordre ont en­gagé des recherches sur place. Dans une ruelle indiquée par la victime comme la voie de fuite des assaillants, les forces de l’ordre ont surpris plusieurs individus (des employés de Gastronomie Pizza). La police assure les avoir sommés de s’arrêter mais ces derniers auraient refusé d’obtempérer, ce qui a conduit les agents à faire usage de leurs armes. De leur côté, les employés de Gastro­nomie Pizza ont déclaré que la police leur avait tiré dessus alors qu’ils s’étaient déjà mis à genoux.
D’après les explications de la procureure, l’enquête a révélé que le policier ayant ouvert le feu n’avait pas respecté les règles d’engagement régissant l’usage de son arme. Il a donc été placé en détention préventive, tandis que les autres agents qui l’accompagnaient ont été placés sous contrôle judiciaire.
Concernant l’intervention du Service antigang (SAG) chez Gastronomie Pizza à Soanierana, la procureure a indiqué que les policiers ont affirmé vouloir arrêter des suspects ayant participé à l’attaque armée de la gargote. Une version confirmée par les employés du restaurant. Après leur passage devant le juge d’instruction, les salariés de Gastronomie Pizza interpellés ont bénéficié d’une liberté provisoire, alors que les autres sont restés sous contrôle judiciaire.

ATs.

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