Madagascar, représenté par une délégation conduite par le Premier ministre Mamitiana Rajaonarison, a présenté ses plans de relance économique et de résilience climatique, lors des Assemblées annuelles de la Banque mondiale et du FMI qui battent actuellement leur plein à Bangkok (Thaïlande) jusqu’au 18 octobre.
Dans cette optique, le ministre de l’Économie et des finances, Herinjatovo Aimé Ramiarison, a participé au 17e Dialogue ministériel du V20, groupe des pays vulnérables au climat, avant de s’entretenir avec Ndiamé Diop, vice-président pour l’Afrique orientale et australe de la Banque mondiale. A cette occasion, le ministre a mis en avant le Plan prospérité climatique, adopté le 12 août, visant un Pib supérieur de 51 % d’ici 2050. Ce plan prévoit aussi la création de 652 000 emplois verts.
« Nous transformons nos vulnérabilités climatiques en opportunités économiques durables », a déclaré le ministre.
Quant au Plan de redressement 2027-2028, il cible l’agro-industrie, le tourisme, le numérique et le textile. Il prévoit une croissance de 5,1 % en 2027, puis de 7,3 % en 2028. « J’invite les banques de développement et les investisseurs à nous accompagner », a-t-il lancé.
Decaissements
Lors de sa rencontre avec Ndiamé Diop, le ministre malgache a indiqué que le taux d’inflation atteint 8,4 % et le taux de change est relativement stable. Dans ce sens, la préparation du prochain appui budgétaire (DPO) avance. Il reste à procéder à la réforme du secteur minier, de la Jirama, des télécommunications et du programme d’entretien routier.
Et la Banque mondiale salue ces progrès. « Des réformes solides, cohérentes et durables s’imposent », a-t-elle souligné.
L’énergie reste prioritaire. « Nous voulons améliorer rapidement la qualité d’approvisionnement en électricité », a assuré le ministre. A ce propos, la Banque mondiale et la SFI restent intéressées par le projet hydroélectrique de Volobe, encore en cours de structuration financière.
Dans la foulée, Madagascar prépare aussi un plan de riposte contre El Niño, estimé à 220 millions de dollars. Il couvre l’alerte précoce, la protection des populations et les secteurs agricole, halieutique et d’élevage.
« Les crédits doivent correspondre aux capacités de remboursement des bénéficiaires », a insisté le ministre.
Les décaissements de la Banque mondiale atteignent environ 31 %. Des contraintes administratives, juridiques, foncières et environnementales freinent encore les projets. « Nous renforçons la coordination interministérielle », a répondu le ministre. Les deux parties ont réaffirmé leur volonté de poursuivre le dialogue technique et les échanges.
Arh.





