Diplomatie: le Syncormae défend la réforme des affectations

Après sept années sans application régulière des textes, les mutations des agents diplomatiques et consulaires sont au cœur des débats. Le syndicat des diplomates professionnels soutient la démarche du ministère des Affaires étrangères.

La réorganisation des affectations au sein du ministère des Affaires étrangères constitue, selon le Syndicat des corps du ministère des Affaires étrangères (Syncormae), une étape importante dans la gestion du personnel diplomatique. Dans une déclaration pub­liée le 4 novembre, l’organisation défend les récentes mutations et nominations, qu’elle estime conformes aux dispositions réglementaires.

Le syndicat souligne notamment que les textes prévoient des mutations tous les cinq ans, aussi bien au niveau de l’administration centrale que dans les représentations diplomatiques à l’étranger. Pourtant, leur application aurait accusé un retard de sept ans. Le Syncormae salue ainsi les efforts de la ministre des Affaires étrangères, Alice N’Diaye, pour leur mise en œuvre en 2026.

Concernant les nominations aux postes de premiers conseillers, l’organisation rappelle que les agents ayant atteint certains grades peuvent accéder à ces fonctions. Elle estime qu’il ne s’agit pas de privilèges, mais de l’application des règles en vigueur et de la reconnaissance de l’expérience des diplomates professionnels, recrutés sur concours et formés à l’École nationale d’administration de Madagascar (Enam).

Au-delà de cette réorganisation, le Syncormae insiste sur la nécessité de professionnaliser davantage l’appareil diplomatique afin de mieux défendre les intérêts nationaux et de porter la voix de Madagascar sur la scène internationale. Il appelle les autorités à poursuivre la modernisation du ministère, tant au niveau central que dans les représentations à l’étranger.

Face aux dénigrements relayés sur les réseaux so­ciaux, le Syncormae déplore l’utilisation de son nom et de celui de ses membres sans autorisation. Il condamne ces pratiques ainsi que les tentatives de déstabilisation, estimant que la réforme doit être appréciée à l’aune des textes réglementaires et de l’intérêt du service diplomatique.

Rakoto

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