Faute de décret d’application, la loi sur la Concurrence commerciale adoptée en 2018, est restée lettre morte pendant 8 ans, jusqu’à ce que le régime de la Refondation promulgue le décret d’application dont les modalités ont été présentées parle ministère du Commerce et de la consommation (MinCC), lors d’un atelier à l’hôtel Ibis Ankorondrano, hier.
L’objectif est de renforcer la transparence des pratiques commerciales, d’éviter toute distorsion du marché et de garantir une concurrence plus saine entre les opérateurs. Dans ce cadre, les acteurs économiques présents à cet atelier (notamment les importateurs, grossistes et exportateurs) ont été sensibilisés aux dispositions réglementaires du décret n° 2026-1986 fixant les modalités d’application de la loi sur la concurrence.
Parmi les principales mesures figure l’obligation d’afficher clairement les prix des marchandises à la vue des consommateurs. La spéculation visant à provoquer une hausse artificielle des prix demeure interdite, et les commerçants doivent désormais délivrer des factures lors des transactions entre professionnels. Ces dispositions visent à limiter les pratiques commerciales déloyales et à améliorer la transparence des échanges.
La ministre Haingotiana Andriamadison a insisté sur l’importance de cette loi afin que les opérateurs puissent adapter et améliorer la qualité de leurs produits et services. Cet atelier a permis aux acteurs économiques de s’approprier les règles en vigueur et de contribuer à l’instauration d’un environnement commercial plus équitable. La campagne de sensibilisation se poursuivra aujourd’hui à l’intention des commerçants détaillants.
Pour le gouvernement, la libre concurrence constitue un levier fondamental de protection des consommateurs. « Une compétition saine entre les entreprises va améliorer la qualité des produits et services, élargir les choix disponibles et contribuer à une meilleure régulation des prix », a indiqué la ministre à cette occasion.
Jean Riana





