Une nouvelle affaire d’enlèvement d’une personne albinos, une jeune femme, à Ejeda, a secoué
la région d’Ampanihy Ouest, dans le sud de Madagascar, suscitant l’indignation de la communauté et des associations de défense des droits des albinos.
Le président de l’association des albinos, Soja Fulgence, lors d’une conférence de presse hier à Ampefiloha, a avancé qu’. «il y a des élus et des personnes au pouvoir qui protègent les criminels». Il souligne l’absence de condamnations pour les personnes arrêtées.
Selon Soja Fulgence, les enquêtes et les procès font souvent l’objet d’une intervention extérieure, permettant aux suspects d’être libérés sans être inquiétés. «C’est comme si les criminels avaient un permis de tuer», déplore-t-il.
Face à cette situation, l’association demande à ce que des enquêtes soient menées sur les élus et les personnes de pouvoir impliqués dans ces affaires. «Il est temps de mettre fin à cette impunité et de protéger les albinos», conclut Soja Fulgence.
Cette affaire est la 20e du genre enregistrée cette année, tandis que la 17e victime a failli être décapitée. La communauté internationale et les organisations de défense des droits de l’homme appellent à une action urgente pour mettre fin à ces violences.
N.A





