Le projet de train urbain est remis sur les rails. Il effectuera son premier test grand public à compter du 15 décembre. Cela tombe bien en cette période de veille de fêtes pendant laquelle de nombreux bouchons sont à craindre. Il est évident que cela améliorera encore plus la mobilité urbaine.
Le train rendra un grand service à tous ceux qui habitent sur l’axe Soarano-Ambohimanambola en passant par Mandroseza, Mahazoarivo, Soanierana. D’après les images qu’on a pu visionner, le trajet durera environ une trentaine de minutes, ce qui accordera aux usagers un gain de temps considérable.
Mais comme toujours, le vrai problème concerne les frais de transport qui seront appliqués. On a avancé qu’ils ne devront pas dépasser les 3 000 ariary. Ce qui est tout de même excessif pour le commun des Malgaches qui devront, normalement, faire un aller-retour quotidiennement.
A ce prix, pour aller travailler, chacun devra débourser en matière de frais de transport, au moins 120 000 ariary par mois (pour seulement 20 jours de travail par mois). Ce qui est très élevé si on considère le niveau de rémunération qui existe dans le pays.
C’est pour ainsi dire qu’il faut toujours prendre en considération le pouvoir d’achat des Malgaches. Les frais de transport ne constituent qu’une des charges que chaque ménage doit supporter. Et il y en a tellement d’autres non moins incontournables (loyer, écolage, nourriture, …).
Il faut savoir que dans le cadre de la mise en service d’un projet à caractère public, l’objectif premier n’est pas de réaliser des profits. Il s’agit, avant tout, de rendre service à la population. L’efficacité d’un projet de ce type se mesure au niveau de satisfaction des usagers vis-à-vis du projet et non au bénéfice réalisé.
Pour ce type de projet, l’essentiel est qu’il soit suffisamment rentable pour permettre de financer tout le fonctionnement (salaire du personnel, énergie consommée, entretien du matériel…) et de prévoir le renouvellement du matériel pour plus tard.
Quant à tous ceux qui critiquent la poursuite de ce projet, pour la simple et seule raison que c’est un projet initié par les précédents gouvernements, ils doivent savoir qu’avant tout, ce qui importe, c’est tout le service rendu et la commodité qu’il peut apporter à la population.
Pour cette raison, à tous ceux qui contestent la poursuite du projet de train urbain du fait qu’il a été initié par le précédent régime, ils n’ont qu’à ne pas le prendre. C’est tout. Ces gens-là sont dans l’ignorance du principe de « continuité de l’Etat ». Dans tous les cas, ce serait une fierté mal placée.
Ranaivo Lala Honoré




