Il y a des faits qui méritent que l’on s’y attarde. Ces derniers temps, les fonctionnaires sont plutôt chouchoutés, mieux considérés. Après avoir touché la prime de fin d’année dans une explosion de joie, ils ont bénéficié d’une augmentation de salaire de 14%, loin d’être anodine dans le contexte socioéconomique actuel. De quoi donner un coup de fouet à leur motivation.
Du côté des enseignants, autant dire que leur rôle central dans la réussite éducative des élèves est maintenant reconnu à leur juste valeur. Cette année, ils devraient non seulement percevoir l’indemnité de logement de 200.000 ariary, mais aussi bénéficier d’une indemnité de craie d’un montant de 135.000 ariary. Depuis des décennies, ils n’ont cessé de revendiquer une revalorisation salariale et l’allocation sociale. On peut ainsi dire que cette fois, ils ont été écoutés et espèrent que les autres points de leur revendication ne resteront pas lettre morte.
Il faut reconnaître qu’au fil des années, le métier d’enseignant a perdu de son prestige, par manque de redevabilité. Autrefois considéré comme une vocation noble, il est parfois devenu une profession de dernier recours. Cette réalité, difficile à nier, nuit gravement à la qualité de l’enseignement.
Et maintenant que les fonctionnaires et les enseignants ont eu ce qu’ils voulaient, du moins en partie, ils doivent en toutes circonstances s’en montrer dignes. Dorénavant, ponctualité, professionnalisme, rigueur, productivité, sens de responsabilité, qualité de service… devraient être les mots d’ordre, en guise de contrepartie en quelque sorte. D’ailleurs, le colonel Michaël Randrianirina a insisté sur ces points lors de ses déplacements récents dans les régions. Ils doivent mettre leur cœur au service de l’Etat et des citoyens. Donnant-donnant.
Rakoto




