Conférence des Etats parties à la COSP: simulation diplomatique pour les jeunes

La lutte contre la corruption est l’affaire de tout le monde, pas seulement des institutions de contrôle ou des réformes administratives. Elle repose également sur la formation des citoyens de demain.
Dans cette perspective, le ministère des Affaires étrangères a accueilli samedi une simulation de la Conférence des Etats parties à la Convention des Nations Unies contre la corruption (COSP), organisée par les Clubs Fongotra, en partenariat avec l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC).
Réunis dans les locaux du ministère, des étudiants ont participé à un exercice de diplomatie multilatérale les plongeant au cœur des mécanismes internationaux de prévention et de lutte contre la corruption. A travers des débats, des négociations et des prises de décision inspirés du fonctionnement des conférences onusiennes, les participants ont pu mesurer la complexité des enjeux liés à la gouvernance, à la transparence et à l’Etat de droit.
Lors de l’ouverture des travaux, la ministre des Affaires étrangères, Alice N’Diaye, a rappelé que la corruption constitue un frein majeur au développement économique et social, tout en fragilisant la confiance des citoyens envers les institutions publiques. Elle a souligné que la promotion de l’intégrité et de la bonne gouvernance, passe aussi par l’éducation et la responsabilisation des jeunes générations.
Au cours de cette simulation, la ministre a ainsi invité les étudiants à faire preuve de rigueur, d’esprit critique et de sens des responsabilités, estimant que ces qualités sont essentielles pour les futurs décideurs appelés à conduire les politiques publiques et à représenter Madagascar sur la scène internationale.

Enjeux de développement
Cette initiative illustre une approche préventive de la lutte contre la corruption. En familiarisant les étudiants avec les normes internationales, les mécanismes de coopération entre Etats et les exigences de la gouvernance mondiale, les organisateurs entendent contribuer à l’émergence d’une culture de l’intégrité dès le parcours universitaire.
Le partenariat entre les Clubs Fongotra et l’ONUDC témoigne également de l’importance de la coopération entre les institutions nationales, les universités et les organisations internationales pour renforcer les capacités des jeunes.

Rakoto

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