Madagascar expérimente la connexion mobile par satellite. Pour ce faire, Airtel Madagascar a testé avec SpaceX la technologie Direct-to-Cell. L’essai s’est déroulé le 11 juillet à Sadabe, en présence du ministre en charge du Développement numérique (MNDPT), Andriamampiadana, des représentants de l’Autorité de régulation des technologies de communication (Artec) et du Bureau national de gestion des risques et des catastrophes (BNGRC). A cette occasion, le premier appel vidéo WhatsApp via cette technologie a été réalisé avec succès.
Le Direct-to-Cell permet à un smartphone 4G de communiquer directement avec un satellite lorsqu’il se trouve hors de portée des réseaux mobiles terrestres. Durant la démonstration, les participants ont pu envoyer des messages WhatsApp, passer des appels vocaux et vidéo, mais aussi accéder à YouTube et Facebook sans infrastructure mobile classique.
Cette technologie apporte une réponse aux difficultés de couverture rencontrées dans plusieurs régions isolées de Madagascar. Elle pourrait également maintenir les communications lorsque les infrastructures terrestres sont endommagées, notamment après des catastrophes naturelles. Les autorités, les équipes de secours et les populations pourraient ainsi continuer à échanger plus facilement.
Futur déploiement
Pour la directrice générale d’Airtel Madagascar, Anne Catherine Tchokonté, cette expérimentation illustre la volonté de l’opérateur de démocratiser les innovations. « Être le premier opérateur à expérimenter le Direct-to-Cell à Madagascar reflète notre ambition : faire en sorte que les innovations qui transforment les télécommunications mondiales bénéficient aussi aux Malgaches », a-t-elle déclaré.
Le ministre Mahefa Andriamampiadana a, de son côté, conforté davantage les appuis que peuvent apporter les autorités dans cette initiative. « Le Gouvernement encourage l’innovation et reste ouvert à toute technologie capable d’accélérer l’inclusion numérique des Malgaches, dans le respect du cadre réglementaire, de la souveraineté numérique et des exigences de sécurité », a-t-il affirmé.
Cette phase d’essai sera menée avec l’Artec afin d’évaluer les performances de la technologie, ses usages et les conditions d’un futur déploiement commercial à Madagascar.
Arh.




