Le directeur général de Radio Fivoarana, Antoine Rajerison, également député de Madagascar dans le district d’Arivonimamo, tire la sonnette d’alarme sur la situation de la liberté de la presse à Madagascar, en marge de la célébration des 160 ans de la presse malgache. Selon lui, les convocations de journalistes à la suite de la diffusion d’informations ou de commentaires sur des sujets sensibles, constituent une menace pour la liberté de la presse.
«Lorsqu’un journaliste est convoqué pour avoir exprimé une opinion ou publié une information, c’est la démocratie, la liberté d’expression et les fondements mêmes de la République malgache qui sont menacés», a-t-il déclaré.
«Le journalisme est une mission sacrée», a-t-il insisté. «Sa vocation est d’apporter une information juste et de garantir aux citoyens leur droit à une information libre et fiable.»
«Les convocations, les enquêtes et les pressions visant des journalistes qui traitent de sujets jugés sensibles, soulèvent de sérieuses interrogations sur le respect de la liberté de la presse et la protection des professionnels des médias», a-t-il affirmé.
Il soutient également que sa station est confrontée à des tentatives de pression. «Des actions sont menées pour empêcher les citoyens d’accéder aux informations diffusées par Radio Fivoarana», a-t-il déclaré.
A ses yeux, «si cette situation perdure, elle risque d’avoir des conséquences directes sur la démocratie et la liberté d’expression à Madagascar». Il conclut en appelant à «protéger la liberté de la presse, condition indispensable pour permettre aux journalistes de remplir leur mission d’informer au service des citoyens et de la nation».
N.A




