Après les grandes vacances, les députés retrouveront-ils réellement le chemin de Tsimbazaza ? La question se pose à l’ouverture, ce jour, de la session extraordinaire de l’Assemblée nationale. Sept projets de loi figurent notamment au programme, dans un contexte marqué par les appels à la dissolution de l’institution.
Les bancs de l’hémicycle devront donc retrouver leurs occupants après plusieurs semaines de pause. Sept projets de loi figurent notamment au programme. Ils portent sur la coopération financière et l’investissement au sein de la Sadc, les jeux et établissements de jeux, le statut général des militaires, la sûreté et la sécurité nucléaires, les communications électroniques et les infrastructures numériques, la lutte contre la cybercriminalité ainsi que la convention de Hanoï sur la cybercriminalité.
Au-delà de ces textes, plusieurs propositions de loi et autres dossiers restent également en attente. Les députés devront ainsi reprendre leurs travaux avec un ordre du jour particulièrement chargé.
Mais la présence des élus retiendra également l’attention. Lors de la dernière séance plénière, 83 députés seulement ont répondu présents, tandis que 80 autres n’ont ni assisté à la séance ni transmis de lettre d’excuse. Cette situation avait poussé le président de l’Assemblée nationale, Siteny Randrianasoloniaiko, à rappeler les obligations des élus.
Le Pan a annoncé que le Bureau permanent appliquera les mesures prévues par le règlement intérieur contre les absences injustifiées. En cas d’absences répétées et sans justification, la Haute cour constitutionnelle (HCC) peut être saisie conformément aux dispositions légales. Dans les cas prévus par la loi, ces absences peuvent également entraîner la déchéance du mandat parlementaire.
Cette session extraordinaire constitue ainsi un nouveau test pour les députés. Leur présence effective pèsera autant que leur capacité à examiner les dossiers inscrits à l’ordre du jour.
La question prend une dimension particulière alors que les appels à la dissolution de l’Assemblée nationale se poursuivent. Une faible participation aux séances pourrait alimenter davantage les critiques sur l’efficacité de l’institution et renforcer les arguments de ceux qui réclament sa dissolution.
A l’inverse, une forte mobilisation des élus permettrait à l’Assemblée nationale de montrer qu’elle entend pleinement assumer son mandat. Le rendez-vous du 25 août sera donc suivi autant pour les textes examinés que pour la présence des députés dans l’hémicycle.
S.A.




