Parmi les pays les plus touchés par la sécheresse, Madagascar participe à la 17e session de la Conférence des Parties (Cop 17) de la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification, sous le thème « Restaurer la terre, restaurer l’espoir », qui se tient depuis lundi jusqu’à vendredi à Oulan-Bator (Mongolie).
Dans cette optique, le pays a présenté son Plan d’investissement sécheresse, élaboré avec le Mécanisme mondial, dont l’enjeu ne réside pas uniquement dans la mobilisation de financements, mais surtout dans l’efficacité de leur utilisation, de manière inclusive, avec une implication directe des communautés. Sur ce point, la Grande Île a plaidé en faveur d’investissements qui renforcent la résilience des communautés locales.
« La résilience à la sécheresse ne se construira pas en finançant les communautés après chaque crise, mais en investissant dans leur capacité, notamment pour les femmes et les jeunes, avant que la prochaine sécheresse n’arrive », a souligné le ministre de l’Environnement et du développement durable (Medd), Luk Aristide Nolave Andriatsihala, dans son discours, insistant ainsi sur l’importance de bâtir des partenariats répondant à des besoins réels de Madagascar et de ses communautés.
Le plan de Madagascar s’articule autour de trois axes majeurs. D’abord, la restauration des écosystèmes et des forêts à travers la réhabilitation des bassins versants dégradés et la protection des zones sensibles comme les mangroves. Ensuite, la réhabilitation des systèmes d’irrigation durable et la transition vers
l’agroécologie, notamment grâce à l’introduction de semences à cycle court et résilientes au climat. Et enfin, l’appui direct aux agriculteurs locaux pour transformer la réponse humanitaire en une véritable autonomie durable.
Une délégation diversifiée
Pour porter la voix de Madagascar, la délégation malgache est composée de cadres ministériels conduits par le Medd, de scientifiques, de représentants de la société civile et des jeunes négociateurs formés spécifiquement pour l’événement. A citer le Dr Irinomenjanahary Randrianjafy, enseignante-chercheuse à l’université de Mahajanga ainsi que Barkat et Riantsoa, deux jeunes issus de la « Youth Negotiators Academy ».
Recueillis par Sera R.




