Trafic d’or: un Chinois sous les verrous

Un ressortissant chinois a été placé sous mandat de dépôt à la Maison de force de Tsiafahy après avoir comparu devant le tribunal avant-hier dans une affaire de tentative d’exportation illicite d’or.

L’individu a été interpellé le 13 août dernier par la compagnie territoriale de gendarmerie Tana-ville à Mamory Ivato, district d’Ambohidra­trimo, alors qu’il transportait de l’or sous forme de lingots sans documents légaux.
Selon les informations, l’intéressé aurait eu l’intention de quitter Madagascar par l’aéroport international d’Ivato pour se rendre à Dubaï. Grâce cependant à la vigilances des douaniers, son intention de sortir du pays avec 8 lingots d’or dans ses bagages a été mise à nu. «Après pesage et les vérifications techniques, le poids de l’or découvert dans ses bagages a été déterminé à 7,213 kilogrammes. Cependant, le Chinois ne disposait d’aucun document attestant la légalité de la possession et du transport de ses “marchandises”, ce qui lui a logiquement valu une enquête judi­ciaire», indique une source auprès de la gendarmerie.
Au cours de l’interrogatoire, le Chinois a déclaré que l’or appartenait à un compatriote qui se trouverait en Chine. Or, certains documents accompagnant le métal précieux sont au nom d’un autre individu, d’ori­gine non chinoise. Celui-ci étant également soupçonné d’être impliqué dans cette affaire. D’après la gendarmerie, les enquêtes avancent l’existence d’une supposée complicité de haut rang dans cette tentative d’exportation clandestine d’or. Les forces de l’ordre travaillent actuellement dans la vérification de ces informations.
Par ailleurs, les lingots d’or seront déposés et stockés à la Banque centrale de Madagascar (BFM) une fois toutes les formalités administratives terminées. A noter qu’au mois de mai dernier, la gendarmerie avait démantelé un réseau de trafic illicite d’or au niveau de l’aéroport international d’Ivato. Quatorze individus dont 10 hommes et quatre femmes ont été interpellés. Parmi eux, les grands patrons du trafic, des intermédiaires et des employés de l’aéroport d’Ivato, ainsi que trois éléments des forces de l’ordre. Les hommes sont écroués à Tsiafahy, et les femmes incarcérées à Antanimora.

ATs.

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