La famille de Haingotiana, l’une des deux victimes de meurtre en fin de semaine, est finalement sortie de son silence. Elle a apporté plus de précisions sur les faits et adressé ses remerciements à tous ceux qui l’ont soutenues et continuent de la soutenir dans cette épreuve.
Dans leur déclaration en date d’hier, les proches de Vololoniaina Haingotiana Samison ont partagé les résultats de l’autopsie. Ainsi « elle avait subi des agressions sexuelles. Nous en déduisons qu’elle avait refusé les avances de son ou de ses bourreaux et lutté jusqu’au bout », ont-ils indiqué. Cela aurait poussé ses agresseurs dans leur dernier retranchement, à la violer puis la tuer.
Pour autant, la famille de la jeune fille ne veut pas s’exprimer par rapport aux différents reproches et dénigrements. Encore faut-il rappeler que Haingotiana figurait sur la liste des admis au bac, sortie vendredi, le jour de sa disparition, mais qu’elle n’a même pas eu le temps de célébrer sa réussite. Par ailleurs, « Les enquêteurs nous ont montré des preuves tangibles relatives au véhicule qui a conduit les deux amies, vendredi, le jour où on les a vues vivantes pour la dernière fois ».
Cela étant, les proches de la victime ont exprimé leur gratitude envers tous ceux qui les soutiennent dans cette épreuve. A commencer par les autorités étatiques qui ont promis d’accélérer les investigations ayant conduit à l’arrestation des suspects depuis dimanche, le jour de la double découverte macabre à Andranomatsatso Ambohimanga Rova.
Contrairement à celle de Haingotiana ayant choisi la discrétion depuis les événements, la famille de Stéphanie Mikaella Israël Nohasoavina, a toujours crié au scandale. Elle a notamment signifié qu’il ne fallait pas politiser cette affaire. Elle a en outre expliqué que ce double meurtre n’entre pas vraiment dans la liste d’enlèvements de ces derniers temps. « C’était un cas isolé », a-t-elle précisé.
Faire preuve de discernement
Depuis la disparition des deux amies, vendredi, puis la découverte de leurs corps dans un ravin, dimanche, plusieurs informations ont circulé, certaines se sont avérées exactes, dont la présentation des condoléances aux familles des victimes. D’autres s’apparentaient à des rumeurs, notamment l’histoire des 50 millions d’ariary de récompense à tous ceux qui livrent des informations fiables. L’origine de cette vraie-fausse promesse s’est d’ailleurs exprimée publiquement pour l’infirmer.
Et hier, une vidéo considérée comme prise par les agresseurs des deux filles, est devenue virale sur les réseaux sociaux. Deux jeunes hommes y sont apparus et quelqu’un demandait « Est-ce que tu a peur de moi ? » A ce stade, il est difficile de prouver l’authenticité de ladite vidéo, les sources officielles que nous avons interrogées n’ayant même pas voulu y apporter plus de précisions. Mais, qu’elle soit authentique ou non, le discernement est de mise pour ne pas tomber dans le piège de la vindicte populaire.
Pour rappel, quatre suspects ont été placés en garde à vue jusqu’ici, trois à Anosy et un à Ankadilalana. En outre, les obsèques de Haingotiana et Stéphanie ont eu lieu, mercredi, à Ambohidrabiby et Ambohitrolomahitsy. La gendarmerie et la police se donnent la main pour élucider cette affaire. Les informations officielles émanant des autorités sur l’avancée des investigations sont attendues, une semaine après la disparition et probablement de la mort des deux jeunes filles qui auraient
dû avoir un avenir radieux devant elles.
LR




