Administration pénitentiaire: mise en garde contre les pressions

L’administration pénitentiaire monte au créneau. Hier, elle a fait une mise au point concernant les conditions de détention du colonel Patrick Rakotomamonjy, sujet qui continue d’alimenter les débats. Selon les responsables, la libération d’un détenu ne se décide ni sur les réseaux sociaux ni sous la pression de l’opinion.
« Seule la justice est habilitée à décider d’une remise en liberté », insiste Herinirina Roger Rasamoelina, directeur général de l’Administration pénitentiaire, qui met en garde contre toute démarche susceptible de perturber l’ordre et la sécurité des établissements.
Cette prise de position intervient dans un contexte particulièrement tendu autour de la maison de force de Tsiafahy. Un précédent article faisait déjà état d’un projet d’incendie destiné à faciliter la sortie du colonel Patrick Rakotomamonjy.
Même si l’administration pénitentiaire ne cite pas directement ce dernier dans sa nouvelle déclaration, le message n’en est pas moins ferme. Elle pointe plusieurs comportements dangereux : inciter des personnes à pénétrer de force dans une prison, tenter d’en faire sortir illégalement un détenu, diffuser des messages susceptibles de compromettre la sécurité d’un établissement ou encore exercer des pressions sur les agents.
Les tentatives de corruption et les démarches destinées à faciliter irrégulièrement les communications avec les détenus sont également dénoncées. L’administration estime que ces pratiques peuvent entraîner des fuites d’informations confidentielles et fragiliser les dispositifs de sécurité.
Autre cible de cette mise en garde : les fausses informations. Leur diffusion peut, selon les responsables, provoquer des tensions, alimenter les troubles et mettre en danger aussi bien le personnel que les incarcérés.
L’administration prévient qu’une action visant à faire évasion à un seul prisonnier peut avoir des conséquences incontrôlables. Une telle brèche pourrait être exploitée par d’autres détenus et entraîner des risques majeurs, au-delà même de l’établissement.
En parallèle, l’administration rappelle les obligations de l’Etat envers les personnes détenues, affirmant assurer leur prise en charge physique, psychologique, éducative et spirituelle, tout en veillant au respect de leurs droits fondamentaux. Elle reconnaît par ailleurs que l’incarcération peut peser lourdement sur leur moral.
A travers cette nouvelle déclaration, l’administration pénitentiaire trace une ligne rouge : toute initiative menaçant la sécurité de Tsiafahy sera considérée comme une atteinte grave à l’ordre pénitentiaire.

Tivo Rasam

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